J 4 : La vallée du Biros, pédaler jusqu’à ce que la route s’arrête.

33 km et 500m de dénivelé.

On ne va pas se mentir, notre honorable bambée d’hier nous a conduit à envisager aujourd’hui avec modestie. Retour en selle donc pour un aller-retour dans la vallée du Biros, au départ de Castillon-en-Couserans.

La vallée du Biros reste secrète. Les différentes sources d’information nous indiquent une charte de bonne entente des territoires entre Biros et sa vallée limitrophe espagnole à partir de la fin du Moyen Âge, du pastoralisme, des exploitations minières (fer et zinc) jusqu’au milieu du XXe siècle, avec sa mine « mangeuse d’hommes », puis un essor hydro-électrique et aujourd’hui du tourisme.

Cirque ? Non, la salle de spectacles de la vallée

Tout ceci ne nous satisfait pas, nous sommes sûrs que cette vallée nous cache des choses. elle nous attire, et nous invite à la parcourir, encore, plus lentement… A pied peut être ?

En tout cas, aujourd’hui, l’objectif est d’aller jusqu’à l’endroit où la route s’arrête, et justement, elle s’arrête aux ruines de la mine. Un endroit étrange, paradoxal, comme ce moulin à la fois haut et bas croisé au bord du chemin, il ne s’y passe rien mais la vie y est… Latente.

Au fil de la route, Bonnac puis Sentein, deux des villages de ce petit pays, nous séduisent. On est « accro » !

Bonnac

Sentein

Nous sommes attirés par sa jolie église fortifiée du 12e-14e siècle, la porte du donjon clocher serait d’origine. Tout comme les peintures redécouvertes sous le plâtre en 1965. Il reste 2 tours de la muraille dans laquelle elle était incluse autrefois.

Ce fut donc une petite rando « tranquille » Aller/retour avec des velléités de baignade dans le Lez, vite éradiquée par une nouvelle attaque de taons (que celui qui a un répulsif efficace le communique à Cécile vite !). Nous fuyons l’eau vers les hauteurs, la randonnée prend des allures plus extrêmes mais au moins nous mangeons tranquilles.

Un coup de tonnerre annihile toute idée de sieste dans le hamac, le tonnerre nous suit jusqu’à Castillon… L’orage a le bon goût d’éclater après que que nous avons passé notre commande à la gentille dame du bar (à vendre).

Fraîcheur d’orage

Notre nomadisme prend fin ici, pour quelques jours. Direction Saint-Lary Soulan, pour son désormais traditionnel et santuarisé séjour rando-gastronomico-oenologico avec frère et belle-sœur. Reprise de la délicieuse itinérance mardi 14 juillet… En attendant, restons nonchalants.

3 réflexions sur « J 4 : La vallée du Biros, pédaler jusqu’à ce que la route s’arrête. »

  1. Moins rude, en effet, cette étape !
    La première image m’intrigue : quel sens y voyez-vous ? ça ressemble à la lettre « pi » minuscule de l’alphabet grec (3,1416) ??
    La petite église est une belle découverte avec cette fresque qui mériterait d’être étudiée et expliquée.
    Et une belle pluie pour finir…on en rêve !
    Profitez bien de votre traditionnelle rando en famille depuis St Lary.

    1. Merci Kiklo pour le message. Il s’agit bien de la lettre π pour Pyrénées déclinée avec différents motifs sur le haut. Il s’agirait d’une démarche artistique visant à fédérer autour des Pyrénées et de leur préservation
      A découvrir ci-dessous :
      https://www.r-in-p.com/rinp/

      1. Bien sûr…! Je comprends pourquoi il me semblait voir des sommets enneigés en haut de cette lettre. Logo bien sympa.
        Merci, Cécile.

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