Archives de catégorie : 2025 Massif central

Jour 14 : Viam – Gare de Corrèze : un finish en beauté

41 km, 420 de dénivelé

Au matin, la tente est trempée, le climat est humide au bord de l’étang de Viam : ces champignons n’étaient pas là hier !

Devinette

Au son de la vidéo, sur quel revêtement faisons-nous notre mise en jambes :

□ râpe à fromage

□ paillasson

□ chemin de pierres et de cailloux

réponse à la fin de la vidéo

Barrage contre la Vezère

Au milieu de la forêt, au détour du chemin évoqué ci-dessus : le barrage de Monceau-la-Virolle. Terminé en 1947, 34 m de haut… Voici, l’explication de la présence du lac au bord duquel nous avons passé la nuit.

N’en déplaise à Denis

Sur le plateau de Millevaches, par endroits, la forêt s’écarte et la vue se dégage.

Chaumeil : le secret du Tourtou enfin révélé.

Au-delà de la touchante église du 12e siècle, Chaumeil reste pour nous un agréable repas en terrasse (on ne pense pas qu’à manger, parfois on pense aussi à boire) et la découverte du Tourtou, une autre délicieuse galette de sarrasin, une variante aux galettes bretonnes (ou sont-ce les galettes bretonnes la variante ?)

Dernière halte en et à Corrèze

Le centre médiéval mérite le détour malgré ses volets fermés.

La boucle est bouclée,

Retour au luxe… d’une nuit dans la voiture !

Après 590 km, 5500 m de dénivelé, une bonne vingtaine de piqûres d’insectes étranges et variés, 6 boudins dévorés, autant de bouteilles de vins rouges bues, une dizaine de fromages locaux savourés, une quarantaine de bars fermés, 6 guinguettes de camping ouvertes (auxquelles nous avons fait honneur), pas le moindre découragement à déplorer ! Pour preuve, l’ébauche du projet de l’été 2026 prend forme. Il portera sans doute nos roues vers les bords de la Mer d’Iroise… Kenavo !

Jour 12 : Le Bourg d’Hem – Vidaillat : du lac au bivouac.

54 km et 700 m de dénivelé.

Voilà qui nous étonne tout au long du parcours : les paysages sont plus agréables que lors de notre montée, 40km plus à l’est… plus de carcasses de voitures abandonnées dans les jardins, des lieux propres, plus de forêts coupées ras, bref c’est beau.

Guéret, c’est guère gai !

Pourtant, lors de notre arrivée, nous sommes accueillis avec enthousiasme par les cloches sonnant midi, mais rendus sur la place centrale du chef lieu de la Creuse, force est de constater que les seuls êtres vivants un peu actifs sont les SDF attendant le passant devant la boulangerie.

Nous retiendrons de la ville les images du splendide jardin public du musée qui, lui, est fermé pour travaux (le sort s’acharne).

Un parc exceptionnel, des arbres magnifiques, un entretien parfait et même un dolmen ! Celui de la Chadrolle qui a été donné au musée d’archéologie en 1938 par son « propriétaire » et remonté dans ce parc.

Enfin se trouve dans ce parc un monument aux morts aussi émouvant qu’étonnant.

La statue de bronze représente une femme ! Seule et en habits traditionnels, elle pleure ses enfants disparus. Son créateur est le sculpteur du pays Henri Coutheillas.

Le pont peri

Indiqué de loin, introuvable de près, ce pont certainement gallo-romain est bâti en opus quadratum de granit, ça nous fait une belle jambe ! 4m de large, il enjambe la rivière Gosne et est situé sur ce qui devait être une ancienne voie d’importance. Son autre nom est « pont aux fées », étant donné l’ambiance des lieux, ça n’a rien d’étonnant.

Saint-Hilaire le Château : courage fuyons !

Nous aurions dû nous arrêter à St-Hilaire le Château, dont l’ambiance un dimanche soir aurait pu plonger tout un bataillon de légionnaires dans une sombre mélancolie : nous fuyons et continuons à pédaler (en montant évidemment ! ).

Au passage, nous traversons le tout petit village de Vidaillat : coquet et fleuri, nous retiendrons le monumental porche de son église fermée, dommage car la page Wikipedia dudit édifice nous indique que toutes les richesses sont… à l’intérieur !

Bivouac sous la pluie

En fin de journée, un grand cèdre nous sert de parapluie, pas de camping dans ce coin perdu de la Creuse…

Jour 11 : Montipouret – Le Bourg d’Hem : Retour vers le Sud

52 km, 520 de dénivelé

Sur la route, en traversant le Berry, les bars sont toujours fermés mais les pigeonniers ont des airs de châteaux !

Le secteur est désert, les ânes s’ennuient, on s’arrête pour un brin de causette.

Pour compléterle tableau, une ferme abandonnéet un jardin autrefois solidaire livré à lui-même, la solidarité semble un lointain souvenir…

La tuilerie de Pouligny

Fermée en 1962, reprise par la commune de Chénier en 1995, celle-ci est transformé en écomusée depuis 2002. Elle temoigne d’un savoir-faire et d’un artisanat, accueille des résidences et des marchés de potiers… enfin c’est ce qu’indique l’office de tourisme. Notre sentiment ne corroborait pas la frénésie publicitaire, hélas.

Camping en bord de Creuse, tiens, de la vie !

En arrivant à Le Bourg d’Hem, nous sommes tout d’abord pris par le paysage

La Creuse serpente au milieu des forêts.

Il est temps de se poser au camping, de nager dans la Creuse, de profiter de la plage et de découvrir deux nouvelles bières.

Mention spéciale :

Joyeux anniversaire Eldann !

La phrase du jour

(prononcée par Cécile) ’C’est dingue, même quand on descend, on continue à monter !’

Jours 9-10 : Ste Sévère-sur -Indre – La Châtre -Montipouret : Plongée dans la vie romantique… avec les copains !

Jour 9 : 39 km, 180m de dénivelé ; jour 10 : 38 km, 250m de dénivelé.

Une première dans nos aventures cyclistes : on retrouve les copains pour quelques tours de roues partagés… De notre point de vue, c’est une réussite !

La Châtre

Entrée dans les pas de George Sand. À partir de maintenant, tout est George Sand : les lieux, les idées, les titres de romans, les personnages… Tout est circuit, inspiration labelisés George Sand. Dans le Berry, l’histoire semble commencer en 1804 et semble s’arreter au tournage de Jour de fête en 1947. C’est une manne, mais avouons-le, cela nous fait du bien de retrouver de la vie dans ces territoires…

Nohant : le lustre…

La maison de George s’avère un manoir… très fréquenté, et le parcours de visite est particulièrement rodé, mais réussi.

pour des photos de l’intérieur, nous vous invitons à consulter, entre autre, le site officiel.

Les petites filles, héritières du domaine, ont eu la bonne idée de le garder figé dans le temps et on peut observer, par exemple, le boudoir dans lequel George a écrit bon nombre de ses romans.

Maurice Sand : le marionnettiste

Sous le regard admiratif et fier de sa maman, Maurice, déjà grandet, imaginait des pièces de théâtre pour marionnettes (qui pouvait mobiliser le public captif de Nohant 5h durant), au delà du comique et de l’absurde, ces pièces visaient à critiquer la société (et echappaient à la censure parce que les marionnettes étaient considérées comme des divertissements pour enfants…). Cette passion a conduit à la création d’une fantastique collection de décors et de marionnettes, mobilisant jusqu’à George pour coudre des costumes. Un beau voyage pour l’imagination en fin de visite.

La phrase du jour

Après cette visite, accompagnés des amis, la campagne berrichonne nous semble pleine d’attraits, même si la dernière montée à Montipouret, à 15%, nous vaudra la phrase du jour :

« Putain, il faut toujours que ça monte au dernier moment ! »

Mention spéciale

Ce jour 9 est aussi le 24 juillet : joyeux anniversaire Geneviève !

Cyclotourisme berrichon : quand on allait sur les chemins…

Le principe : prenez 2 copains, pimentez les kms à vélo de visites historiques, culturelles et gastronomiques, laissez mijoter une petite huitaine d’heures, vous obtenez une très belle et enrichissante journée.

L’église de Vic

Petite église qui pourrait paraître banale de l’extérieur, mais que les hasards de l’histoire positionnent comme un exceptionnel témoignage de la peinture sacrée du 12e siècle.

Les peintures, préservées sous un badigeon de chaux pendant 600 ans, ont été dégagées en 1849 et classées monument historique dès l’année suivante par Prosper Mérimée sur suggestion de G. Sand.

Le tout est mis en exergue par une scénographie son et lumière, c’est un régal de découvrir cet artiste dont on ne connaît ni le nom, ni d’autres créations.

Quelques tours de roues plus loin, le château de Sarzay

Drôle d’histoire que celle de ce château, admirablement conservé… certainement grâce à l’action fantasque et soutenue de son propriétaire… Un agent Edf du 9.3 (comme il le dit lui même), en quête de nature et « d’authenticité’ pour lui et famille dans les années 1980. Quelque 45 ans après et moult démêlés avec les « monuments historiques », le fisc et l’administration locale, le château est largement visité, ses communs sont transformés en gîte et salle de concert et d’expostion. Le tout et le franc-parler du propriétaire méritent le détour ! Une énigme demeure que s’est-il passé en ces lieux entre 1538 date à laquelle le propriétaire d’alors remporte un duel et 1980 lorsque le propriétaire d ‘aujourd’hui en fait l’acquisition (à qui d’ailleurs ?)… La chronique semble peu loquace !

Sus aux Anglois : Lys-st-Georges

Poursuivant, malgré des difficultés d’orientation, notre périgrination à 8 roues dans la campagne berrichonne, nous faisons une dernière pause en ce lieu, dont le nom viendrait de certaines oppositions entre français et anglais qui s’y seraient produites pendant la guerre de 100 ans, le château passant successiveme t dans les mai s des uns puis des autres.

le chàteau actuel conserve le donjon du 12e, qui est bien étrange à côté de la batisse dominant les douves, lauréate du loto du patrimoine en 2020 car elle tremble sur ses bases.

Nous en aprenons un peu plus auprès d’une dame charmante dont la grand-mère fut « bonne » au château. La dernière habitante, décédé en 2013 à l’âge de 113 ans à légué son château à 3 de ses enfants qui ne l’habitent pas, ne l’ouvrent pas à la visite et ne veulent rien vendre de leur énorme domaine.

« ils sont comme ça « .

Tout finit en musique

Le soir, pour couronner cette journée et affirmer « On est pas fatigué », petit bal trad devant le château de G. Sand :

Jour 8 : Montluçon – Ste-Sévère-sur-Indre : Hélicoptères !

61 km – 450 m de dénivelé

Les jours se suivent mais ne se ressemblent absolument pas ! Oserions-nous dire : « tant mieux ! »

Dès les premiers tours de roue, le ton est donné, il ne faut pas suivre les parcours balisés.
A Montluçon, le suicide est particulièrement sécure et ça nous enchante.
La matinée commence par des montées, confirmées par la signalétique locale.

Huriel

Un charmant petit village, actif, certainement grâce à tout ce qu’implique la sauvegarde de son donjon depuis le 12e siècle. (Et de sa boucherie charcuterie, pense Cécile en son fort intérieur). Ce reste du château a conservé ses planchers d’origine. Un des rares exemples de fortifications militaires de cette époque en parfait état.

Nous traversons la méridienne verte !

L’occasion pour Nicolas de s’enthousiasmer à l’idée que nous sommes sur cette ligne, qui passe par Carcassonne et dont les panneaux, ainsi que des arbres matérialisent le méridien de Paris. Bref, nous sommes pile au nord. À cet endroit, malheureusement les arbres ont brûlé…

Le clocher en bois de Saint-Sauvier

on pourrait croire une coiffe de la sanch, ce superbe clocher en bois a été retoiletté en 2017, mais la charpente est d’origine.

Sur la route

Mais de quoi s’agit-t’il ?

  • A. Une pieuvre échouée
  • B. Un monstre berrichon
  • C. Un cèdre pleureur

Les déviations pour les vélos peuvent avoir des conséquences importantes et insoupçonnées ! Au-delà du nombre de km supplémentaires, on peut tomber sur le musée de la mobylette… ouvert le dimanche uniquement, se lamente Nicolas et se rejouit Cécile (On est mercredi).

Le point culminant de la région Centre et du Cher : 504 m.

Le Magnoux, tout sauf vertigineux.

On entre dans le Cher : nous voilà prévenus

Après les sources de l’Èbre l’année dernière, petit moment d’émotion devant la source de l’Indre.

Collector

Jour de fête

Ste-Sévère-sur-Indre… mais c’est bien sûr !

Le village où Jacques Tati a tourné « Jour de fête » ! Et surtout, surtout allez visiter « la maison de Jour de fête », située sur la place du marché, celle-là même où le facteur François/ Jacques Tati a hissé le mât de Cocagne et a décidé de faire sa tournée « à l’américaine ». L’évocation du tournage est tout simplement extraordinaire : un brin tendre, un brin nostalgique, un brin didactique, le tout avec une admirable muséographie. Une seule envie en sortant : revoir le film !

La phrase du jour

Sans le savoir, nous avons engagé nos pneus dans les pas des héros du roman de George Sand : Les Maîtres Sonneurs. Ce parcours nous a conduit à la phrase (fleuve) du jour signée de sa main (rien que ça)

Jour 7 : Chambon-sur-Voueize – Montluçon : le diverticule ennuyeux.

28 km – 160 m de dénivelé

Autant le dire tout de suite, on se régale parce qu’on pédale… mais on s’ennuie. La succession des départements Corrèze, Creuse et Allier ne touche que très peu notre sensibilité. Donc, on plisse les yeux, on lève la tête, on s’émerveille d’un rayon de soleil… Et on mesure notre chance de pouvoir compter sur notre « mécanique musculaire » qui malgré l’approche plus ou moins lointaine de la soixantaine répond toujours « présent ».

Quand on arrive en ville…

On va à l’office de tourisme de Montluçon et on fait le circuit médiéval…

Mais avant on mange… dans une « crêperie-concept » (qu’on croyait totalement originale… mais bon c’est une franchise) qui se déploie plutôt au nord du Croissant (territoire qui délimite la langue d’Oc de la langue d’Oil)

A ne pas rater, si vous vous égarez à Montluçon : le MuPop

MuPop, le musée de la musique populaire, « abrite la plus grande collection d’instruments et d’objets musicaux de France depuis le milieu du XVIIIe siècle ». Mais c’est surtout une muséographie très « chiadée » : des berceuses traditionnelles aux concerts de « métal » les plus virulents, chaque salle offre concert ou répétition… comme si on y était !

La musique du XVIIIe siècle à nos jour, declinée au fil des instruments, styles et innovations, de quoi combler tous les amateurs.

Pour nous, après les découvertes liées aux dizaines de types de cornemuses et de styles musicaux afférents, une pause dans les musiques qui nous ont vu grandir…

La phrase du jour

… est une collegiale mise en abyme :

« Putain, on n’a pas la phrase du jour ! »

Demain est un autre jour

Jour 6 : les doigts dans le nez et la culotte mouillée

48km et 265m de dénivelé, un bon vent dans le dos et une belle pluie de face !

Tribute to les amateurs de Corvette

Ici nous sommes les canaris et les corvettes sont rouges

Aperçu de la faune locale

« Le sarrasin Messire ! »

Chambon-sur-Vieuze :  » 3e village préféré des français en 2014″…

… est-il écrit sur le panneau d’entrée dans la commune.

À Chambon sur Vieuze, les 3 bars, les 2 salons de thé, l’office de tourisme, les autres commerces… tout est fermé le lundi, sauf le camping municipal ! Nous y sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse comme les 8 autres cyclistes qui trouvent amusant de parcourir « La Vagabonde » (Itinéraire du Tour de Creuse à vélo) sous une pluie battante.

L’abbatiale Ste-Valérie

A l’origine prieuré, fondé à la fin du IXe siècle par les moines de l’abbaye Saint-Martial de Limoges, le lieu servait à garder les reliques de Sainte Valérie afin de les mettre à l’abri des incursions normandes. Le monastère de Saint-Martial lui, garde seulement la tête !!! Les reliques de la sainte sauf la tête donc, sont toujours abritées dans l’Eglise abbatiale d’aujourd’hui.

Vrai ou faux ?

La photographie ci-dessous représente un escalier.

À gagner pour toute bonne réponse une soirée raclette ou grillade selon la saison.

La phrase du jour :

Entendue en passant à côté de 2 jeunes femmes en discussion à la sortie d’Aubusson :

 » Tu vois, j’ai toujours cette petite pointe d’optimisme en moi qui ne m’empêche pas trop d’aller de l’avant… »

Jour 5 : Aubusson, pédale douce.

50 m de dénivelé et au moins 5 km… à pieds

Dans les rues d’Aubusson, on s’etonne (ou on s’énerve)

Pourquoi tant de tourelles ?

Une petite ville toute de granit, de ruelles et de tourelles, couvertes de tuiles de terre cuite, de châtaignier ou d’ardoise.

Tapissiers, lissiers, cartonniers : l’artisanat d’art sur le fil

Au programme du jour : Aubusson et sa Cité internationale de la tapisserie ainsi que sa dernière manufacture royale (fermée le dimanche, nous a soutenu mordicus le « préposé » de l’office de tourisme, … mais qui (ladite manufacture) nous a accueillis pour une visite spéciale et prolongée cet aprem (dimanche) à 16h15 😤.

Ordoncques, le thème du jour : la tapisserie !

À la Cité Internationale de la tapisserie, une accélération spatio-temporelle nous a fait fait parcourir 6 siècles de tapisserie en 2 heures !Ébouriffant et très intéressant.

Depuis la tapisserie de l’Apocalypse ou la Dame à la Licorne, les sources d’inspiration, les procédés ont considérablement évolué même si les techniques demeurent semblables (cf la phrase du jour plus bas).

Les lissiers rendent hommage à Tolkien dans une série de réalisation, celle-ci mesure 3m X 3m

Miyazaki est aussi un auteur qui permet d’inventer de nouvelles façons de tisser, sur 3m par 5,60m, tout de même !

Bleue de Marie Sirgue, une création originale de trompe l’œil absolument incroyable

La Manufacture Saint-Jean, fondée au XVIIIe siècle la Manufacture Royale Saint-Jean est la dernière des grandes manufactures royales privées encore en activité. Au 19e siècle, jusqu’à 700 personnes y travaillaient, une dizaine seulement aujourd’hui.

La phrase du jour

est la devise de la Manufacture de Saint-Jean où les activités sont maintenues et tout reste fait à la main :

NI CHINE, NI MACHINE.

Jour 3 : Des Aubazines à Eyguerande, métaphysique et grandiloquence.

40 km et 404 m de dénivelé

Tourner le dos à Bort-les-Orgues

Cela peut étonner voire choquer, mais la remontée de notre sublime parcelle du camping des Aubazines, nous imposant dès potron-minet, de gravir une pente à 15 % sur 1 km, immédiatement suivie de plusieurs autres sur plusieurs km, nous a lâchement convaincus de tourner le dos à Bort-les-Orgues. Nous le visiterons plus tard ou dans une autre vie.

Des forêts, des forêts, des forêts…

Sur 30 km, seuls deux hameaux, jusqu’à Thalamy et son bar/restaurant « à vendre ».

Dans le hameau de Longeard, bien à l’abri des regards

Cécile se noie dans des réflexions abyssales, tant les routes son desertes : « mais d’où surgissent ces rares voitures et vers quelle nulle part se dirigent-elles ? »

Les forêts que nous traversons, portant les stigmates de la tempête, ajoutent au côté lugubre

Chaumer n’est pas chômer

Rencontre avec un gars qui est chaumeur et profite des vacances pour chaumer chez lui, un artiste, en témoignent les volutes de paille sur son toit.

La phrase du jour

Nicolas à l’entrée de Saint-Etienne-aux-clos s’exclame avec grandiloquence : « Saint-Etienne-aux clos, si tu nous offres un bar nous ne te décevrons pas ».

Chez Yvette et son « café des artistes », un véritable instant de bonheur en terrasse ! Nous n’avons déçu ni Yvette, ni le village.

Le roi du boudin

Comme dans tout bon village gaulois, nous nous efforçons de terminer toutes les journées par un banquet. Celui de ce soir est particulièrement « qualitatif » (petite pensée pour Simon) car à Eyguerande est confectionné le meilleur boudin du monde… et nous pesons nos mots !

(Demi-) jour 1 : Saint-Priest de Gimel – Égletons.

25km, 315m de dénivelé.

On sort « les destriers du van », Yoyo prend ses quartiers d’été sur le parking de St-Priest sous l’œil accueillant et vigilant des agents communaux. C’est aussi le moment où Nicolas s’aperçoit qu’il a oublié TOUS ses t-shirt de vélo…

En fin de compte, les malles de Yoyo sauvent la mise. Bref le ton est donné : tout est calé… à l’imprévu près.

La Corrèze, 21 habitants au km2, 10 fois moins que dans l’Hérault… et ils sont tous partis en vacances ailleurs !

Sarran ? Sarran ? En Corrèze, ça me dit quelque chose…

1er détour du voyage, et hop 5km et 75 m de dénivelé en plus…

Petite pensée / réponse à Patou et Elodie qui firent en leurs temps le détour par le musée VGE à Chamalières…

Perdue au milieu de nulle part, une immense bâtisse, pas la maison natale de Jacques Chirac mais un musée conservant tous les cadeaux offerts aux chefs d’état de la 5e République (et à Jacques Chirac en particulier) et les portant à la vue du vulgus pecum.

Plus de 2000 œuvres du monde entier offertes au regard pour la modique somme de 4,50 euros pour 2 personnes.

Égletons : seuls sur la route

Le village est à l’abandon, commerces fermés, maisons à vendre, nous fuyons au camping, seul endroit de vie trépidante où se retrouvent les routiers.

Égletons : seuls dans la piscine

La phrase du jour :