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J 14 : le Pays de Sault sur un plateau !

43 km et 830 m de dénivelé.

Nous quittons le minuscule pays de Donezan et l’Ariège en passant sous le château d’Usson, pour entrer dans l’Aude par les confins du Pays de Sault. Nous montons sur la partie haute par une route minuscule à flanc de falaise. Elle traverse Fontanès de Sault, 4 habitants.

Ici tout est mini

La voiture posée au fond des gorges du Rebenty, notre journée sera cycliste.

Direction Camurac, notre première montée, interminable, nous amène à un col sans nom que nous immortalisons quand même sans le panneau, puisqu’il n’y en a pas… Nous sommes à 1300m d’altitude.

Arrivés sur le plateau…
Ben il est où le panneau ?

Un peu plus loin, le col des sept frères, ainsi nommé car 7 frères de Camurac y auraient disparus pendant une tempête d’hiver en allant chacun son tour chercher le médecin de Belcaire pour soigner leur mère… il est curieusement décoré :

Poursuivant notre balade après avoir profité des bienfaits du bar de Camurac, nous faisons le tour par l’extrémité nord du plateau en empruntant la route des sapins, un incroyable chemin forestier : il propose la vue sur les gorges de la Frau, puis sur le château de Montségur. Et il a une pente qui fait que l’on avance sans pédaler ni presque freiner pendant 13 km !

Nous retrouvons la civilisation par le biais d’une visite à la ferme bio du Goulet, où la fermière, après nous avoir vendu ses chorizos locaux, nous conseille le lac de Belcaire et son camping Les Chalets du lac pour nous rafraîchir. Nous finissons donc cette splendide balade pour découvrir un lieu très soigné, tout mignon avec même un marché de producteurs organisé ce soir là. Une bonne adresse !

Jour 12 : Le Bourg d’Hem – Vidaillat : du lac au bivouac.

54 km et 700 m de dénivelé.

Voilà qui nous étonne tout au long du parcours : les paysages sont plus agréables que lors de notre montée, 40km plus à l’est… plus de carcasses de voitures abandonnées dans les jardins, des lieux propres, plus de forêts coupées ras, bref c’est beau.

Guéret, c’est guère gai !

Pourtant, lors de notre arrivée, nous sommes accueillis avec enthousiasme par les cloches sonnant midi, mais rendus sur la place centrale du chef lieu de la Creuse, force est de constater que les seuls êtres vivants un peu actifs sont les SDF attendant le passant devant la boulangerie.

Nous retiendrons de la ville les images du splendide jardin public du musée qui, lui, est fermé pour travaux (le sort s’acharne).

Un parc exceptionnel, des arbres magnifiques, un entretien parfait et même un dolmen ! Celui de la Chadrolle qui a été donné au musée d’archéologie en 1938 par son « propriétaire » et remonté dans ce parc.

Enfin se trouve dans ce parc un monument aux morts aussi émouvant qu’étonnant.

La statue de bronze représente une femme ! Seule et en habits traditionnels, elle pleure ses enfants disparus. Son créateur est le sculpteur du pays Henri Coutheillas.

Le pont peri

Indiqué de loin, introuvable de près, ce pont certainement gallo-romain est bâti en opus quadratum de granit, ça nous fait une belle jambe ! 4m de large, il enjambe la rivière Gosne et est situé sur ce qui devait être une ancienne voie d’importance. Son autre nom est « pont aux fées », étant donné l’ambiance des lieux, ça n’a rien d’étonnant.

Saint-Hilaire le Château : courage fuyons !

Nous aurions dû nous arrêter à St-Hilaire le Château, dont l’ambiance un dimanche soir aurait pu plonger tout un bataillon de légionnaires dans une sombre mélancolie : nous fuyons et continuons à pédaler (en montant évidemment ! ).

Au passage, nous traversons le tout petit village de Vidaillat : coquet et fleuri, nous retiendrons le monumental porche de son église fermée, dommage car la page Wikipedia dudit édifice nous indique que toutes les richesses sont… à l’intérieur !

Bivouac sous la pluie

En fin de journée, un grand cèdre nous sert de parapluie, pas de camping dans ce coin perdu de la Creuse…

Jour 6 : les doigts dans le nez et la culotte mouillée

48km et 265m de dénivelé, un bon vent dans le dos et une belle pluie de face !

Tribute to les amateurs de Corvette

Ici nous sommes les canaris et les corvettes sont rouges

Aperçu de la faune locale

« Le sarrasin Messire ! »

Chambon-sur-Vieuze :  » 3e village préféré des français en 2014″…

… est-il écrit sur le panneau d’entrée dans la commune.

À Chambon sur Vieuze, les 3 bars, les 2 salons de thé, l’office de tourisme, les autres commerces… tout est fermé le lundi, sauf le camping municipal ! Nous y sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse comme les 8 autres cyclistes qui trouvent amusant de parcourir « La Vagabonde » (Itinéraire du Tour de Creuse à vélo) sous une pluie battante.

L’abbatiale Ste-Valérie

A l’origine prieuré, fondé à la fin du IXe siècle par les moines de l’abbaye Saint-Martial de Limoges, le lieu servait à garder les reliques de Sainte Valérie afin de les mettre à l’abri des incursions normandes. Le monastère de Saint-Martial lui, garde seulement la tête !!! Les reliques de la sainte sauf la tête donc, sont toujours abritées dans l’Eglise abbatiale d’aujourd’hui.

Vrai ou faux ?

La photographie ci-dessous représente un escalier.

À gagner pour toute bonne réponse une soirée raclette ou grillade selon la saison.

La phrase du jour :

Entendue en passant à côté de 2 jeunes femmes en discussion à la sortie d’Aubusson :

 » Tu vois, j’ai toujours cette petite pointe d’optimisme en moi qui ne m’empêche pas trop d’aller de l’avant… »

Jour 2 : Égletons – les Aubazines : 53 km et pas un Deb’

53km et 740m de dénivelé.

(Deb’ : débit de boisson, pour ceux qui ne le sauraient pas).

Cécile passant, stoïque, devant le 3e bar fermé du trajet…

Au détour du chemin une visite s’impose.

La´maison forte du Lieuteret dont l’etymologie serait Locus Territus (Lieu d’épouvante à cause d’une sombre histoire de vol de reliques… au 7e siècle !). La visite dévoile un intérieur couvert des plus belles boiseries XVII° visibles en Corrèze… et peut être ailleurs car elle sont dans leur jus et très ouvragées, feuilles de chêne, torsades… pas de photos malheureusement.

Palisse : drôle de clocher

L’église du village date du douzième siècle et son clocher mur est détaché de l’église. Placé à la perpendiculaire, de grosses cordes sont à disposition pour activer les cloches.

Une jolie chouette accueille le passant sous le porche. (Petite pensée pour Marie).

Y’avait pas de panneau « route barrée » !

On marche à côté des vélos sur 1km, pendant que le goudronnage s’effectue dans les effluves que l’on imagine.

Église de Chirac-Bellevue, dedans-dehors.

Encore une petite église du XIIe …

Tempête dévastatrice sur la Corrèze

https://www.francebleu.fr/infos/meteo/correze-orage-de-grele-devastateur-pres-de-bort-les-orgues-8334175

3 semaines après, les dégats sont toujours très impressionnants !

Au lac, enfin !

Pas peu fière Cécile, tente montée, on se précipite dans le lac de Bort les orgues avant d’écrire l’article que vous avez sous les yeux en s’abreuvant à la paillote, face au barrage.

La phrase du jour

Teste qui veut !

(Demi-) jour 1 : Saint-Priest de Gimel – Égletons.

25km, 315m de dénivelé.

On sort « les destriers du van », Yoyo prend ses quartiers d’été sur le parking de St-Priest sous l’œil accueillant et vigilant des agents communaux. C’est aussi le moment où Nicolas s’aperçoit qu’il a oublié TOUS ses t-shirt de vélo…

En fin de compte, les malles de Yoyo sauvent la mise. Bref le ton est donné : tout est calé… à l’imprévu près.

La Corrèze, 21 habitants au km2, 10 fois moins que dans l’Hérault… et ils sont tous partis en vacances ailleurs !

Sarran ? Sarran ? En Corrèze, ça me dit quelque chose…

1er détour du voyage, et hop 5km et 75 m de dénivelé en plus…

Petite pensée / réponse à Patou et Elodie qui firent en leurs temps le détour par le musée VGE à Chamalières…

Perdue au milieu de nulle part, une immense bâtisse, pas la maison natale de Jacques Chirac mais un musée conservant tous les cadeaux offerts aux chefs d’état de la 5e République (et à Jacques Chirac en particulier) et les portant à la vue du vulgus pecum.

Plus de 2000 œuvres du monde entier offertes au regard pour la modique somme de 4,50 euros pour 2 personnes.

Égletons : seuls sur la route

Le village est à l’abandon, commerces fermés, maisons à vendre, nous fuyons au camping, seul endroit de vie trépidante où se retrouvent les routiers.

Égletons : seuls dans la piscine

La phrase du jour :

J14 : Chapeau Bas(que) !

Il est des découvertes marquantes. Celle que nous faisons avec la capitale verte du Pays Basque en fait partie. ! Nous sommes immédiatement tombés sous le charme : une vieille ville magnifique, des parcs, de grands espaces, une circulation dédiée au vélo. De plus, on note une ambiance décontractée, parfois trépidante et toujours intergénérationelle. Bref, un vrai coup de cœur. Nous apprendrons grâce à Jose-Luis que la ville est passée se 50000 à 230000 habitants depuis les années 60.

Visite de la cathédrale Santa Maria

Cette première visite de la journée est pleine de surprises.

Les cloches, déposées pour restauration, sont dans la cour de l’accueil.

Un auteur anglais célèbre pour une trilogie est présent sous la forme d’une statue en bronze. Devinez son nom pour accéder à cette page explicative.

De gros travaux on été nécessaires pour préserver l’immense bâtiment.

Visite « bilingue » del museo de los faroles.

Un accord conclu entre la guide débutante en français et notre désir ardent de parler un castellano fluide a donné à cette visite une tournure inédite : les commentaires de la guide espagnole en francais, les questions des touristes français en castellano. Humour et sourires garantis !

Et un petit jeu pour conclure.

En ville

Drôle de magasin ou définition du mot capharnaüm ?

Un concert !

La ville organise des événements culturels dans les parcs et nous avons eu la chance d’assister à un concert de « M&A Swing Machine », de quoi nous donner furieusement envie de revenir.

J 10 : Le contrecoup de l’exploit.

53 km 570 m de dénivelé.

Pendant que Nicolas s’enthousiasme : « ¡subir siempre subir !”; Cécile se lamente : « subir toujours subir ! »

Pour effacer la fatigue d’un col, rien ne vaut l’ascension d’un autre col… Même si Cécile tient à rester sincère, elle aurait préféré en ce jour de bruine et de grisaille, rester dans le fauteuil d’une pensiòn à portée très proche d’un chocolate con churros et de son roman de Philipp Meyer (« Le fils » – Merci Elodie ! Geneviève, si par le plus grand des hasards, tu ne l’as pas déjà lu 2 fois, je crois que ça devrait te plaire !)

Bref, journée un peu difficile et quelque peu ronchon (pour Cécile) mais qu’un apéritif en terrasse à Soncillo (offert par Nicolas pour éradiquer ”le ronchon”) a rendu plus enjoué.

Rabas de calamares y tortilla francesa, ¡por supuesto!
!

Mais avant tout ça…

Départ au petit matin, bruine et brume au menu.

Chaude ambiance sur le trajet : un petit cimetière traditionnel enserré dans ses murs en pierres taillées, un hameau à l’abandon et cette inscription mystérieuse qui attend son interprète (à gagner un panier garni lauragais)

On poursuit sur ce qui devrait être une route goudronnée et s’avère un chemin, le temps aidant, envahi de moucherons infernaux. Grosse pensée pour Baptiste et sa traversée de l’Écosse à pieds au milieu des nudgees.

En haut du col…

On reprend la piste Santander méditerranée…

Tant bien que mal !

Puentedey, le Minerve de Castilla y Léon

Le village ”Pont de Dieu” prend d’abord forme sur le pont naturel avec la maison forte du notable local (notons que le notable l’est tout de même depuis le XVe siècle… et qu’il s’agit d’un Fernández !)

En plus du pont naturel, la piste verte passe sous le village par un tunnel.

À la pause, la pluie ayant cessé on improvise un étendoir centenaire avec vue sur la falaise.

J9 : Diverticule ibérique

44 km et 270 m de dénivelé.

Prochaine destination : Polientes. Pour y arriver, suivre les contours du lac de l´Embalse (barrage) del Ebro et s’étonner…

Nécropole de los Moros

En sortie de village, sur le bord de la route, un panneau nous interpellé. Arrêt stupéfait face à la découver de cette nécropole d’une vingtaine de tombes anthropomorphes creusées dans la roche. Elle est datée entre le 7e et le 10e siècle et rien n’indique en réalité qu’elle ait abrité des maures. Ce type de nécropoles est finalement assez répandu et nous en avons croisé dans l’Aude où elle prenait le nom de wisigothe !

L’abrigo del Cubular

La région est riche de peintures rupestres, qui sont souvent, comme ici, datées du néolithique. Nous nous dirigeons vers ce lieu à la lumière d’indications disposées suivant la mode locale : anecdotiques, voire inexistantes (À noter que sur notre voyage nous avons croisé en tout et pour tout 2 panneaux publicitaires).

Hormis le plaisir de trouver le lieu et d’en sentir l’essence, on est plutôt déçus par rapport à ce que le réseau mondial nous donne à voir des peintures. Il faut dire que les clichés disponibles ont au moins 10 ans et il semble que le lieu se soit beaucoup dégradé depuis, d’après la comparaison que nous avons pu faire sur le site Caria.

Après le lac, le Larzac !

Cécile, pour répondre au souci d´élégance soulevé par Élisabeth entretient son bronzage uniforme (mâtiné par la poussière de la route).

J6 : Quand la cartographie devient de la microchirurgie

58 km 560 m dénivelé

Sortir de Santander, sous une pluie battante tout en évitant les grands axes… Défi relevé et remporté haut-la-main ! Rendons à César ce qui appartient… à Nicolas : sa maîtrise de la cartographie nous tire toujours de toutes les situations scabreuses (ou qui pourraient le devenir).

Au sortir de la ville, sous une pluie fine et particulièrement humide, nous découvrons que les vaches de Cantabrie profitent dans cette situation de l’éclatement de la bulle immobilière espagnole.

En parlant d’élégance…

(réponse à Elisabeth)

Dans ces gros chamallows noirs : du foin fermenté qui dégage une délicieuse odeur d’alambic… Un véritable coup de fouet pour continuer à pédaler dans la joie !

Sur le trajet, pique-nique tout en haut, en compagnie de vaches, à l’ermita San Roque. Comme d’habitude, un lieu désert à première vue se trouve être parcouru sans arrêt.

Voyager au rythme du vélo

C’est prendre le temps de regarder tout autour, d’échanger avec vaches et chevaux. C’est profiter, après l’effort de monter, de glisser doucement au cœur de paysages grandioses.

Enfin l’océan

Coucher de soleil à Comillas

Le soleil est enfin couché à Comillas

Sur la route, des forêts d’eucalyptus, petite pensée pour Marina et Michel.

Le pouvoir de la lecture

Lire… Jusqu’à oublier que la mer monte !
Pendant que les 50% hyperactifs de votre binôme cycliste préféré affrontent les vagues de l’Atlantique, les autres (50%) révassent, en regardant les susdits (et en priant tous les saints du ciel de n’avoir pas besoin d’intervenir pour les ramener sur le rivage).
À Novales la cloche ne se cache plus.

La phrase du jour nous attendait sur un banc

J4 : on descend à 10%

64 km, 580 m dénivelé.

Après la montée à 10%… La descente : les 2 périodes sont plutôt rudes.

La journée a plutôt bien commencé avec la découverte d’une superbe voie verte dont aucun panneau n’annonce l’existence…

Elle a été réalisée, comme souvent en France, sur une ancienne voie ferrée. Elle n’est pas terminée et devrait emprunter un tunnel qui fut le plus long d’Espagne à la fin de son percement. Il ne fut jamais mis en service. Creusé par 300 ouvriers, principalement des prisonniers républicains, le Túnel de la Engaña mesure près de 7 km de long et nous aurait évité bien des efforts.

Tu pédaleras dans la douleur

L’accumulation de nuits d’insomnie, une belle contracture des trapèzes, une tension des ligaments internes croisés du genou gauche… N’en jetez plus, tout à fait exceptionnellement Cécile succombe au Doliprane et aux produits dopants ci-dessous… Efficaces, comme vous le verrez encore plus bas !

Changement de vallée, objectif Santander.

sur la route du Puerto del Escudo

En montant vers le col nous apercevons une pyramide sur le côté de la route. Visite faite et renseignements pris, il s’agit d’un mausolée abandonné. Il fut construit en 1938 et accueillit les restes de 384 soldats volontaires italiens ayant combattu pour Franco lors de la bataille de Santander. Bien plus tard, eu lieu la mort de nombreux italiens venant au mausolée lors de la chute de leur bus dans un virage de la descente depuis le col. Suite à cela, en 1975, la plupart des restes furent rapatriés en Italie, d’autres à Saragosse et le mausolée fut abandonné. Désormais les vaches qui paissent tout autour regardent défiler les curieux (qui doivent leur faire oublier l’absence de train dans le secteur).

En redescendant le col défilent les reste d’un temps révolu .

En Cantabrie aussi, « se vende » ou « se abandona » à tour de bras.

Le mirage

En arrivant épuisés à notre destination du jour, nous découvrons l’existence d’une piscine municipale vers laquelle nous glissons dans un dernier effort et là :

Sans commentaire

S’en est suivi, pour la modique somme de 1 euro, la renaissance d’une naïade.