J 15 : Déjà fini !?

45km, 220 m de dénivelé

675 km, 6000 m de dénivelé et nous n’avons pas compté les tours de roue… Pas peu fiers les dingos du vélo ! Mais au-delà de la performance (plus modestement de ce qui est pour nous une performance !), nous sommes heureux des rencontres et des petites complicités qui malgré notre castellano balbutiant ont nourri notre épopée comme avec la petite serveuse et le « placier » du camping de Comillas, le très âgé et très prévenant habitant de Repudio, la si comprehensive responsable de la piscine d’Alceda, les 3 jeunes cyclistes du col de la Palombera, le caissier « euskara » à l’abord revêche de l’Eroski de Vitoria et tout plein d’autres et encore tous les sourires et pouces « en l’air » croisés tout au long du chemin… Tant de signes d’amitié et d’encouragement que Cécile a l’impression d’être une athlète de haut niveau !

Et puis la certitude que le voyage, même s’il n’est pas tracé à l’avance, dispense des découvertes nombreuses et intéressantes : l’aventure au hasard, c’est bien aussi !

Quitter bitturi Vitoria le cœur serré

La sortie est aussi belle que l’entrée, sur piste cyclable en site propre.

retour par la antigua vía del ferrocarril Álava – Navarra

Un élément fondamental

Sous cette fleur, que nous avons vue durant tout le voyage, se cache un ingrédient indispensable de la gastronomie espagnole. Saurez-vous deviner lequel ?

Tout se termine par un banquet !

Retour à Olazti. Nous sommes tombés (avec une joie intense) dans l’embuscade tendue par Jose-Luis et Arantxa, « hébergeurs » de notre voiture le temps de notre épopée cycliste. Embuscade/Invitation au restaurant du village… Nicolas ne s’est toujours pas remis de sa paella prise en entrée, suivie de côtelettes de porc (avec frites « caseras »).

¡Hasta la próxima!

Les vélos ont retrouvé leur place dans la voiture… Mais les réflecteurs manifestent déjà leur intention de partir à nouveau très bientôt

Merci à tous pour vos commentaires attentifs et attentionnés qui nous conduits à apporter de la profondeur à nos petites futilités.

J14 : Chapeau Bas(que) !

Il est des découvertes marquantes. Celle que nous faisons avec la capitale verte du Pays Basque en fait partie. ! Nous sommes immédiatement tombés sous le charme : une vieille ville magnifique, des parcs, de grands espaces, une circulation dédiée au vélo. De plus, on note une ambiance décontractée, parfois trépidante et toujours intergénérationelle. Bref, un vrai coup de cœur. Nous apprendrons grâce à Jose-Luis que la ville est passée se 50000 à 230000 habitants depuis les années 60.

Visite de la cathédrale Santa Maria

Cette première visite de la journée est pleine de surprises.

Les cloches, déposées pour restauration, sont dans la cour de l’accueil.

Un auteur anglais célèbre pour une trilogie est présent sous la forme d’une statue en bronze. Devinez son nom pour accéder à cette page explicative.

De gros travaux on été nécessaires pour préserver l’immense bâtiment.

Visite « bilingue » del museo de los faroles.

Un accord conclu entre la guide débutante en français et notre désir ardent de parler un castellano fluide a donné à cette visite une tournure inédite : les commentaires de la guide espagnole en francais, les questions des touristes français en castellano. Humour et sourires garantis !

Et un petit jeu pour conclure.

En ville

Drôle de magasin ou définition du mot capharnaüm ?

Un concert !

La ville organise des événements culturels dans les parcs et nous avons eu la chance d’assister à un concert de « M&A Swing Machine », de quoi nous donner furieusement envie de revenir.

J 13 : Hasta la « Vitoria »…

33 km, 280 m de dénivelé

D’un commun accord, les jambes en bouillie, l’impression d’avoir des vélos en bronze et des pédales en béton armé, nous décidons un retour à la civilisation. Destination Vitoria pour une escale avec douche, vrais lits et garage pour les vélos.

Agur Salinas de Añana !

Et pour changer, on monte…

Vitoria, ville verte

Pour la 1ere fois, l’entrée dans la ville se passe sans traumatisme ! Pas de zone industrielle à traverser, pas de rocade à croiser, pas de quartiers délabrés à sillonner… L’arrivée à Vitoria se fait en douceur, sur des voies dédiées aux vélos… Ombragées !

Première sortie dans le monde : Museo de Arte Contemporáneo del País Vasco, Artium Museoa

La Plaza Mayor

Derrière nos « copas de vino », nous sommes aux premières loges pour assister aux premières illuminations de la nuit et à l’émerveillement provoqué par la perche à selfie, objet dont nous avions totalement oublié l’éphémère existence !

Ambiance de nuit

sur le chemin de notre hébergement, dans la vieille ville..

J 12 : Les joies de l’imprévu

54 km, 440 m de dénivelé

« Rien de prévu », tel est le mot d’ordre de la saison 2024 des « dingos du vélo »! Si, le concept peut parfois donner des sueurs froides à Cécile, il est en général fertile en surprises… Plutôt belles et très bonnes.

Devinette

Il y a sur ce vélo, un élément incongru. Saurez-vous le trouver ? A gagner une boîte de cassoulet.

Un détour de 4 km qui vaut le détour !

Un (nouveau) détour de 2 km qui mérite (aussi) le détour

Sur la route, un fervent de Gaudi a fait son « Capricho ».

Dans les gorges de l’Èbre

Salinas de Añana

Nous arrivons au terme du trajet et de la fatigue dans un village célèbre à juste titre. Émerveillement devant le paysage hors norme qu’offre cette « valle salado ». Ici quatre sources d’eau salée sont domestiquées pour créer des salines. Elles sont à coup sûr exploitées depuis l’antiquité même si la documentation ne remonte qu’au IXe siècle.

Ici, le camping annoncé sur les cartes est en fait un terrain privé, nous passerons donc la nuit dans un champ moissonné, le calme des lieux troublé uniquement par les cris des chevreuils.

La phrase du jour

Cécile s’est immédiatement sentie concernée par cette supplique.

J 11 : La vie du rail

30 km ; 40 m de dénivelé

Jour de récup’ sur l’ancienne voie ferrée Santander-Mediterannée devenue « voie verte ». Pas d’exploit sur lesquels fanfaronner, pas de rencontre extraordinaire, pas d’évènement incroyable à relater, le trajet se déroule comme sur des rails… (Et c’est tant mieux se satisfait Cécile !)

Depuis l’ancienne voie de chemin de fer, nous croisons notre premier et unique champs de salades (bien vertes malgré la sécheresse).

Le marché de Villarcayo

Nicolas »sent » les marchés à des km, inutile de tenter de l’en détourner. Celui de Villarcayo, n’a rien d’extraordinaire sauf…

L’escale du jour : Trespaderne.

Décidément, les petites villes de Castilla y León que nous avons traversées respirent la nostalgie de leur splendeur passée… Comme Reinosa, le centre de Trespaderne toutes grilles baissées et devantures occultées, invite à se détourner des arcades de la calle mayor pour le camping à 2 km plus bas, son bar, sa piscine, ses mobil homes et sa retransmission de matchs de foot sur écran géant..

Regarder les poissons

C’était prévu, aujourd’hui le point fort de l’activité se déroulerait dans le hamac : observer les poissons (en tout genre)

J 10 : Le contrecoup de l’exploit.

53 km 570 m de dénivelé.

Pendant que Nicolas s’enthousiasme : « ¡subir siempre subir !”; Cécile se lamente : « subir toujours subir ! »

Pour effacer la fatigue d’un col, rien ne vaut l’ascension d’un autre col… Même si Cécile tient à rester sincère, elle aurait préféré en ce jour de bruine et de grisaille, rester dans le fauteuil d’une pensiòn à portée très proche d’un chocolate con churros et de son roman de Philipp Meyer (« Le fils » – Merci Elodie ! Geneviève, si par le plus grand des hasards, tu ne l’as pas déjà lu 2 fois, je crois que ça devrait te plaire !)

Bref, journée un peu difficile et quelque peu ronchon (pour Cécile) mais qu’un apéritif en terrasse à Soncillo (offert par Nicolas pour éradiquer ”le ronchon”) a rendu plus enjoué.

Rabas de calamares y tortilla francesa, ¡por supuesto!
!

Mais avant tout ça…

Départ au petit matin, bruine et brume au menu.

Chaude ambiance sur le trajet : un petit cimetière traditionnel enserré dans ses murs en pierres taillées, un hameau à l’abandon et cette inscription mystérieuse qui attend son interprète (à gagner un panier garni lauragais)

On poursuit sur ce qui devrait être une route goudronnée et s’avère un chemin, le temps aidant, envahi de moucherons infernaux. Grosse pensée pour Baptiste et sa traversée de l’Écosse à pieds au milieu des nudgees.

En haut du col…

On reprend la piste Santander méditerranée…

Tant bien que mal !

Puentedey, le Minerve de Castilla y Léon

Le village ”Pont de Dieu” prend d’abord forme sur le pont naturel avec la maison forte du notable local (notons que le notable l’est tout de même depuis le XVe siècle… et qu’il s’agit d’un Fernández !)

En plus du pont naturel, la piste verte passe sous le village par un tunnel.

À la pause, la pluie ayant cessé on improvise un étendoir centenaire avec vue sur la falaise.

J9 : Diverticule ibérique

44 km et 270 m de dénivelé.

Prochaine destination : Polientes. Pour y arriver, suivre les contours du lac de l´Embalse (barrage) del Ebro et s’étonner…

Nécropole de los Moros

En sortie de village, sur le bord de la route, un panneau nous interpellé. Arrêt stupéfait face à la découver de cette nécropole d’une vingtaine de tombes anthropomorphes creusées dans la roche. Elle est datée entre le 7e et le 10e siècle et rien n’indique en réalité qu’elle ait abrité des maures. Ce type de nécropoles est finalement assez répandu et nous en avons croisé dans l’Aude où elle prenait le nom de wisigothe !

L’abrigo del Cubular

La région est riche de peintures rupestres, qui sont souvent, comme ici, datées du néolithique. Nous nous dirigeons vers ce lieu à la lumière d’indications disposées suivant la mode locale : anecdotiques, voire inexistantes (À noter que sur notre voyage nous avons croisé en tout et pour tout 2 panneaux publicitaires).

Hormis le plaisir de trouver le lieu et d’en sentir l’essence, on est plutôt déçus par rapport à ce que le réseau mondial nous donne à voir des peintures. Il faut dire que les clichés disponibles ont au moins 10 ans et il semble que le lieu se soit beaucoup dégradé depuis, d’après la comparaison que nous avons pu faire sur le site Caria.

Après le lac, le Larzac !

Cécile, pour répondre au souci d´élégance soulevé par Élisabeth entretient son bronzage uniforme (mâtiné par la poussière de la route).

J 8 : on tire sur la ficelle !

42 km, 1200 m de dénivelé

Nicolas est très fier de ce titre. En effet, nous avons traversé la Sierra del Cordel (qui, nous venons de l’apprendre signifie ficelle en castellano 🤓) par le col de la Palombera.

Une montée de 30 km

Pas de gloriole à la clé, juste la satisfaction d’être endurants et admirés par 3 jeunes valenciens (de l’âge de nos enfants) encore sous le choc que des ancianos comme nous cherchent (et réussissent avec humilité et brio !) à apprivoiser la fameuse Palombera, avec pas moins de 45 kg de bagages pour l’un (dont une bouteille de Tinto. Vélo compris, quand même !), 25 pour l’autre, n’ayant pas la menue moindre idée d’où ils allaient dormir le soir, et encore moins quel serait leur trajet du lendemain !

Dans la montée, des animaux

(plus ou moins domestiqués)

Après l’effort…

pique-nique au milieu des …

et sieste observation

La naissance de l’Èbre

Cette année, notre trajet se dessine au « jour le jour », au fil de la fatigue, des bivouacs possibles, du besoin de douche chaude ou des curiosités indiquées sur la carte. Le détour par le village de Fontibre fait partie de cette dernière catégorie. L’Èbre y prend sa source (enfin sa 2e source, sa résurgence car « Le » fleuve nait 2 fois). Il règne ici une étrange sérénité, même les espagnols y parlent à voix basse. D’après les textes, la genèse de l’Espagne est ici : l’origine de l’Ibère est dans le mot Èbre.

En soirée

J7 : le jour du « non ».

42 km, 420 de dénivelé.

Il n’avait pas effleuré les dingos du vélo qu’un 15 août à Comillas serait aussi paisible qu’un samedi de braderie à Bordeaux, comme ne le montre pas la photo ci-dessous.

Vue de la petite plage accessible uniquement depuis le camping de Comillas, déserte le matin.

Courage, fuyons !

Non, nous n’avons pas visité le Capricho de Gaudí ; non, nous n’avons pas tenté une percée dans le Palacio del Marqués de Comillas ; non, nous n’avons pas poussé jusqu’à San Vicente de la Barquera. Trop de monde. Mais nous y reviendrons… hors-saison. Nous avons fait le plein de pêches jaunes (une véritable addiction)… Et fuite en avant vers les hauteurs de l’arrière pays…

Au passage, une mouette prétentieuse et une petite pensée pour Haude.

La Cantabrie, ce n’est pas plat.

Pour nous aider à appréhender les efforts de la journée, nous utilisons le site « B-router » qui nous donne un aperçu du profil de notre parcours. Plus bas, les pentes de cette 7e journée !

Des trous partout

Sur la route, nous approchons d’une zone exclusivement consacrée à l’élevage. Outre les barbelés, des murets délimitent les champs. Ici, ils ont une seule pierre d’épaisseur, travail d’artiste !

Des vélos partout…

A Cabezón de la sal, petite ville dont le nom serait lié aux mines de sel qui y etaient exploitées dans l’Antiquité ; très bien et « Cabezón » nous direz-vous ? Il s’agirait du nom de l’unité en vigueur à l’époque pour mesurer le susdit 🤓.

et à Cabuérniga, village magnifique (avec aussi son lot de « se vende »). Toute la vie du village a déserté la place de l’église pour se déployer dans le camping. Une petite dizaine de jeunes (moyenne d’âge 20 ans) sont aux manettes de ce lieu « hors norme ».

En majesté

La Bleue !

Adolescent, Nicolas roulait avec une « bleue » la mythique mobylette Motobécane. À l’entrée du bâtiment sanitaire du camping, ce n’est pas un vélo qui décore, mais un de ces engins. Nous sommes décidément en Espagne, même la « Bleue » est « Rouge » !

J6 : Quand la cartographie devient de la microchirurgie

58 km 560 m dénivelé

Sortir de Santander, sous une pluie battante tout en évitant les grands axes… Défi relevé et remporté haut-la-main ! Rendons à César ce qui appartient… à Nicolas : sa maîtrise de la cartographie nous tire toujours de toutes les situations scabreuses (ou qui pourraient le devenir).

Au sortir de la ville, sous une pluie fine et particulièrement humide, nous découvrons que les vaches de Cantabrie profitent dans cette situation de l’éclatement de la bulle immobilière espagnole.

En parlant d’élégance…

(réponse à Elisabeth)

Dans ces gros chamallows noirs : du foin fermenté qui dégage une délicieuse odeur d’alambic… Un véritable coup de fouet pour continuer à pédaler dans la joie !

Sur le trajet, pique-nique tout en haut, en compagnie de vaches, à l’ermita San Roque. Comme d’habitude, un lieu désert à première vue se trouve être parcouru sans arrêt.

Voyager au rythme du vélo

C’est prendre le temps de regarder tout autour, d’échanger avec vaches et chevaux. C’est profiter, après l’effort de monter, de glisser doucement au cœur de paysages grandioses.

Enfin l’océan

Coucher de soleil à Comillas

Le soleil est enfin couché à Comillas

Sur la route, des forêts d’eucalyptus, petite pensée pour Marina et Michel.

Le pouvoir de la lecture

Lire… Jusqu’à oublier que la mer monte !
Pendant que les 50% hyperactifs de votre binôme cycliste préféré affrontent les vagues de l’Atlantique, les autres (50%) révassent, en regardant les susdits (et en priant tous les saints du ciel de n’avoir pas besoin d’intervenir pour les ramener sur le rivage).
À Novales la cloche ne se cache plus.

La phrase du jour nous attendait sur un banc