J5 : Santander, 50 nuances de gris…

60 km – 250 m de dénivelé

Champ clos et discret pour notre bivouac, le propriétaire nous avait repéré mais a eu la gentillesse de nous en laisser la jouissance.

Sur la route, diète du sportif, la tortilla (moins bonne que celle de Françoise).
Pensée émue pour les grimpeurs de la famille , sur la via verde qui mène à Santander, les blocs d’escalade sont en accès libre et gratuit.

Santander, le gris répond au gris.

Santander, « el concursó de fantasmón »… le concours de « m’as -tu-vu « 

En Cantabrie, qu’il soit des villes ou de la campagne le volubilis est particulièrement volubile.

Tout fini par un banquet… À la Casa Miguel, hors des zones touristiques, des plats délicieux et des serveurs chaleureux.

La phrase du jour… En anglais !

J4 : on descend à 10%

64 km, 580 m dénivelé.

Après la montée à 10%… La descente : les 2 périodes sont plutôt rudes.

La journée a plutôt bien commencé avec la découverte d’une superbe voie verte dont aucun panneau n’annonce l’existence…

Elle a été réalisée, comme souvent en France, sur une ancienne voie ferrée. Elle n’est pas terminée et devrait emprunter un tunnel qui fut le plus long d’Espagne à la fin de son percement. Il ne fut jamais mis en service. Creusé par 300 ouvriers, principalement des prisonniers républicains, le Túnel de la Engaña mesure près de 7 km de long et nous aurait évité bien des efforts.

Tu pédaleras dans la douleur

L’accumulation de nuits d’insomnie, une belle contracture des trapèzes, une tension des ligaments internes croisés du genou gauche… N’en jetez plus, tout à fait exceptionnellement Cécile succombe au Doliprane et aux produits dopants ci-dessous… Efficaces, comme vous le verrez encore plus bas !

Changement de vallée, objectif Santander.

sur la route du Puerto del Escudo

En montant vers le col nous apercevons une pyramide sur le côté de la route. Visite faite et renseignements pris, il s’agit d’un mausolée abandonné. Il fut construit en 1938 et accueillit les restes de 384 soldats volontaires italiens ayant combattu pour Franco lors de la bataille de Santander. Bien plus tard, eu lieu la mort de nombreux italiens venant au mausolée lors de la chute de leur bus dans un virage de la descente depuis le col. Suite à cela, en 1975, la plupart des restes furent rapatriés en Italie, d’autres à Saragosse et le mausolée fut abandonné. Désormais les vaches qui paissent tout autour regardent défiler les curieux (qui doivent leur faire oublier l’absence de train dans le secteur).

En redescendant le col défilent les reste d’un temps révolu .

En Cantabrie aussi, « se vende » ou « se abandona » à tour de bras.

Le mirage

En arrivant épuisés à notre destination du jour, nous découvrons l’existence d’une piscine municipale vers laquelle nous glissons dans un dernier effort et là :

Sans commentaire

S’en est suivi, pour la modique somme de 1 euro, la renaissance d’une naïade.

J3 : les petits baigneurs

50km 210m dénivelé

Medina de Pomar

Comme dans la plupart des villages de Castilla y León que nous avons traversés, les rues de Medina de Pomar rivalisent de panneaux « se vende ». Son Alcazar et sa Plaza Mayor attirent encore les touristes mais un petit goût de fin du monde nous accompagne et nous poursuit.

Quand Nicolas ne recule devant aucun obstacle !
Sur la route, un tournesol pour Corinne.

Arrivée à Villarcayo

37 ° aujourd’hui. Nous délaissons nos vélos et leurs cadres incandescents (nous avons oublié la Biafine) pour la piscine du village de Villarcayo… où les bonnets sont obligatoires.

J2 : le grand saut (dans l’effort)

58km 750m dénivelé

Lever de soleil, depuis la lucarne du « spot de luxe. »

20 km au nord de Vitoria

On traite les affaires courantes, échanges avec Simon qui fête son anniversaire à la maison. Le paysage est magnifiquement aride.
Au pique-nique, empanadillas (de pollo con curi), pensée émue et amicale pour Francisco et Marie.

Le salto d’Orduña

poursuite de la route sur un chemin de pierres dont la pente a le mauvais goût d’augmenter régulièrement, tout comme la température. Pour remonter le moral des troupes, un selfie à l’arrivée sur le plateau du salto.

Depuis Orduña, le Nervión se jette depuis le sommet de ces falaises. « Maravilla natural » ledit saut mesure 220 m.

SOS Francisco !

Je comprends tous les mots… Mais je ne comprends pas la phrase ?!

J1 : Spot de luxe !

42km et 170m dénivelé

Nous sommes « en mode hybride » mi-voiture/mi-vélo ! Merci Laurence, Angel, Arantxa et José-Luis ! Non seulement notre voiture va pouvoir dormir 2 semaines dans un « garage de luxe », et nous, cyclistes fous démarrons notre nouvelle épopée le ventre plein et le gosier rincé par un délicieux vin blanc de Navarre à 14h30.

Des cloches dignes d’une cathédrale pour l’église du premier village traversé.
Ici, il se passe parfois des choses incongrues dans les pantalons.

Nous avons choisi la Cantabrie pour profiter de l’Espagne et dédaigner la canicule… 50% des objectifs sont atteints : on profite de l’Espagne… Pour les 50 % restants, nous vouons une reconnaissance sans borne à tous les villages du Pays Basque et de Navarre d’offrir, aux fous, des fontaines d’eau potable dans tous les villages.

Le « jour 1 » est aussi et surtout le jour de l’anniversaire de Nicolas. Les tapas d’anniversaire ont été consommées au restaurant de l’école de voile de Vitoria (abierto al público) et la tente fut plantée nuitamment au bord du lac d’Urribari.