Tous les articles par Cecile

J 15 : Urs – Lordat- Unat et retour ; Le condensé (rando podo-culturo-historico-gastronomico ariégeoise)

Chevet de l’église d’Urs

Une boucle romane ariégeoise

Pour boucler notre boucle 2026, rien de mieux qu’une… boucle dont le thème serait « églises romanes au fil de sentiers ariégeois » inspiré par un guide offert par Nicolas, exhumé par un heureux hasard avant de partir.

Disons le tout net, les églises fermées à double tour ont été admirées de l’extérieur (sauf une), mais le sentier est tellement beau, les découvertes tellement riches, les rencontres tellement fructueuses que nous avons digéré assez rapidement cette crise « de foi romane ».

Les anciennes voies entre villages restent en bon état.

Axiat, just in time.

à l’arrachée, nous pouvons entrer dans l’église car deux habitants du village y finissaient le grand ménage dans la perspective de la très prochaine (et unique) messe annuelle, donnée à l’occasion de la fête du village. Datant du 11e siècle, elle fut une lointaine possession de l’abbaye de Lagrasse.

Lordat, les rapaces de l’étape

Le chemin vers Lordat est bordé de murs faits de pierres énormes

A Lordat, une 3e église fermée nous attend… Mais avant elle nous sommes tentés par les ruines du château « perché sur son éperon rocheux ». Bâti vraisemblablement au IXe siècle, le château abrita des cathares au XIII e siècle. Comme Usson, il fut donné ordre de le démanteler. La famille de Lordat en fut propriétaire du 14e au 19e siècle sans y habiter ni encore moins le reconstruire.

Depuis 2016, le château est ouvert au public pour des visites et des démonstrations de fauconnerie. Et justement, à notre arrivée le spectacle allait commencer !

L’occasion d’admirer les oiseaux, mais aussi d’en apprendre beaucoup de la part de fauconniers qui ont une approche très scientifique, loin de tout sensationnalisme.

Nous redescendons dans le village, arrêt dans un petit bar créé dans une cour d’ancienne ferme. Le père de la propriétaire a refait la toiture il y a 80 ans de cela, avec des bouleaux, quel beau travail !

Luzenac, talc à gogo

Poursuivant notre chemin à flanc de montagne, nous passons au dessus de l’usine de talc Iméris, et sous le téléphérique qui descend le minerai de la mine située sur les pentes du mont Soularac (que l’on voit depuis notre maisonde Puginier). Le téléphérique existe depuis 1900 et sa dernière mouture en profite pour produire de l’électricité.

Tout un fromage !

En arrivant au dessus du village suivant, Unac, une fromagerie ouverte au public seulement 4 heures la semaine. Elle vient d’accueillir ses premiers clients , nous serons les seconds ce jour-là.

Du fromage de brebis à se damner, fait par une passionnée.

La maison du Père Noël

Un air d’Andorre

L’étape suivante est la remarquable église Saint Martin du village, avec son clocher d’influence andorrane. Vieille de mille ans (pas son horloge) et en parfait état. Elle fut donnée par le compte de Foix à l’abbaye de Cluny en 1076.

Elle marque le point de retour pour notre randonnée et le dernier monument de notre périple.

La phrase du jour

Lue en entrant au château de Lordat, elle conclut avec humour ces quelques articles qui ont illustré notre balade pyrénéenne de 2026 :

« Les épopées parlent de chevaliers courageux, pas de promeneurs essouflés ! »

Et pourtant, promeneurs parfois essoufflés avouons-le, nous avons eu le sentiment de vivre une épopée qui par sa quête de fraicheur inquiète sur l’avenir…

Mais à pieds, à vélo ou en voiture, que la montagne est belle (pour l’instant) !

J 13 : Le Donezan, un sau(l)t de l’Aude en Ariège

18km, 500m de dénivelé

Tout petit territoire, le Donezan, 7 villages pour 350 habitants, a d’après un des ses habitants, les pieds en Ariège et le cœur dans l’Aude.

A vélo, jusqu’au promontoire (et retour !)

Nous vous avons quittés hier soir, épuisés certes mais surtout dans un champs anonyme, peut-être muni d’un propriétaire revêche… Saint-Christophe, saint patron des voyageurs et accessoirement des bivouaqueurs devaient veiller sur nous ! Aucun agriculteur ronchon à l’horizon, nous nous préparons pour un tour du Donezan, après un nouvel atelier de réparation de roue de vélo.

Midi sonnant et plus de 35° tapant : 1er tour de roue…

Rouze. Entre Querigut et Usson, tous les toits se ressemblent.

Usson

« Phare » du Donezan, le château d’Usson, connait le même sort que la plupart des châteaux médiévaux du secteur. 1re mention en 1034, il passera de main en main au gré des guerres et des modifications des frontières, avec son épisode cathare puis son démentellement sur ordre de Richelieu pour éviter de servir de repère aux brigands.

Au 18e siècle, il est cédé à un notable local qui le transforme selon les critères architecturaux de l’époque. Puis vient la Révolution, le notable est guillotiné, le château devient une carrière : ses pierres (et son mobilier) sont utilisées pour construire les maisons du hameau.

Aujourd’hui, il abrite la maison du patrimoine et des lieux d’exposition. Actuellement, des sculptures sur laine qui encouragent Cecile à passer son chemin le plus vite possible.

The spot

Peut-être le plus beau lieu de bivouac du séjour entre Querigut et Mijanès, à la croisée des chemins, un banc, la vue et un orage !

5mn après :

J 12 : Laspaulés, hasta pronto…

Les « avaries » à répétition subies par le vélo de Nicolas, et leurs réparations (à répétition et aléatoires 😬) rendent urgent un retour à la bruyante civilisation Andorrane pour acheter force chambres à air et pneus neufs. Au revoir Laspaulés (nous avons déjà prévu d’y revenir, ce n’est qu’à 3h30 de route de Carcassonne !).

Avant de partir

petite montée jusqu’au point de vue sur Laspaulés, l’occasion de rencontrer un vieil homme qui fait cette balade quotidiennement. La conversation s’engage, il est originaire de Grenade, s’est rapproché de sa fille et a 95 ans. Il nous donnera la phrase du jour…

Sorcières et moulin

Avant de visiter le « musée des sorcières », nous avons le plaisir de voir fonctionner un moulin à eau remontant au moyen âge et restauré récemment.

🧹Les « sorcières » n’étaient pas l’apanage du Pays Basque, elles y étaient d’ailleurs plutôt moins nombreuses qu’en Aragon. « Sorcières », entendons-nous, il s’agit de femmes avec des connaissances en botanique et pharmacopée, pas de liaison avérée avec le Malin ou ses suppôts…

🧹Les sorcières de Laspaulès étaient inconnues jusqu’en 1981, année où le prêtre de la paroisse met la main par hasard (!) dans le clocher alors en travaux, sur plus de 1000 manuscrits décrivant, entre autres, le jugement « à la va-vite » en 1592 de 24 femmes accusées de sorcellerie par l’édile local. Elles furent évidemment torturées et exécutées. Pourquoi les femmes ? D’après notre guide, c’était un moyen de faire taire toute velléités de désobéissance ou de rébellion car c’était les femmes qui menaient les foyers. Tuer les femmes équivalait à réprimer les hommes !

Aujourd’hui, cette histoire est un musée avec une salle consacrée aux différentes tortures qui toujours d’après notre guide, remporte un large succès.

Sur la route : La Seu de Urgell

On y passe sans s’arrêter en général. Mais cette fois-ci, pause dans la vieille ville. Son évèque est co-prince d’Andorre avec le chef de l’état français depuis belle lurette ( en fait c’est compliqué…).

On y trouve une cathédrale romane remarquable, sise dans un très vieil ensemble de maisons qui dessinent des rues particulièrement étroites.

Et puis, vint le chaos !

L’idée de départ : traverser l’enclave espagnole de Llivia, trouver un spot pour la nuit, et faire une supposément belle balade cycliste autour de Font-Romeu… Très mauvaise, l’idée de départ ! Bivouac non autorisé, du monde partout, le lieu est frais… Et donc très touristique. L’estocade ne tarde pas : sur le lieu pressenti pour la nuit se dresse fière et très lumineuse, l’enseigne « Lidl » ! Courage fuyons ! Llivia, nous déçoit une immense rue centrale parfaite pour « ir de copas o de tapas » mais pas du tout faite pour bivouaquer. Courage (re) fuyons ! Direction Querigut, où nous arriverons de nuit, juste pour nous échouer dans un champ dont nous souhaitons ardemment que le propriétaire ne nous déloge pas à coups de chevrotine !

Photo truquée, largement retouchée.

La phrase du jour

Subo por necessidad.

Je monte par nécessité.

J 11 : Laspaulès, Denuy et le col de l’Espina 😵‍💫

Une autre randonnée (involontairement) hybride.

On aime l’Aragon, on adore Laspaulès.

Après l’imposante et écrasante Ordesa, direction Laspaulès : village minuscule avec camping « spanish only » ou presque (puisqu’on y est), les montagnes se font plus modestes, un peu moins minérales, les dimensions redeviennent presque humaines.

L’idée : « Ida y vuelta » jusqu’à Denuys, village (très très) perché.

Pour cette journée, l’idée est de faire un aller retour vers un village du « Alto Aragon » pour ressentir la vie dans les impasses au pied des massifs.

la route qui nous y mène, en plus d’être bien pentue, vient d’être regoudronnée, ce qui nous vaut un extra de gravillons.

L’église de San Caprasio, au dessus du village pour que le saint veille sur toutes les âmes de la vallée, n’est accessible que par un sentier. Nous n’y entrons pas malheureusement.

En tout cas nous aprenons que ce Caprasio était un berger de la sierra de Guara, que l’on prie contre le mal de tête. (Cécile tente l’expérience, pas de migraine, mais est-ce dû aux bienfaits dudit Caprasio ou l’absorption régulière de cañas ?)

En descendant de Denuy, la rencontre qui rafraîchi : dans le petit hameau de Ribera, au bas de la descente vers la rivière, nous rencontrons un dame et sa mère qui se dorent sous un soleil de plomb devant la maison au pied d’une minuscule chapelle.

Cécile est dans son élément, la relation est facile, amicale, touchante.

Oui, nous pouvons voir la chapelle, d’ailleurs la dame y a été baptisée et mariée. Elle nous indique le moulin sur la rivière comme un bon endroit pour « bañarse ».

Au retour nous aprenons que son beau-père (de la dame) avait mis en place un générateur électrique dans ledit moulin, mais que comme tout le reste, il a été abandonné… Aujourd’hui, on loue les terre à des colonies de scouts pour subsister.

Le moteur du moulin

Fatalité désabusée, à quoi bon se faire souffrir, profitons du soleil.

Bon, on n’est jamais trop prudents : un crâne de vache pour éloigner les mauvais esprits et une caméra pour dissuader les malveillants.

Jamais 2 sans 3, ni 3 sans 4 !

Rappelons nous les crevaisons dans le canyon de Añisclo (1re-l’une au début, 2e-l’autre au km 10), cette fois Nicolas choisit le détour d’un virage au début de la montée jusqu’au Col de l’Espina(3e)-qui porte bien son nom- puis (4e) au détour d’un autre virage, 4 km avant le col, pour la 4e crevaison ! Nous laissons nos vélos à l’ombre d’un chemin, passons le col à pied, et héroïques, nous franchissons la porte du bar du camping, 4km plus loin, avant de repartir récupérer nos (nettement moins) fougueux destriers.

Le pique-nique des obispos

Nos destriers dans le van, rosado con hielos et cañas ingérés, il est temps de pique-niquer de façon revancharde… Au col de l’Espina 😈.

Beau panorama et lieu historique : il s’y est déroulé, bien avant notre pique-nique, un repas bien plus officiel entre les 3 évèques (obispos) dont les terres se rencontraient en ce point : Barbastro, Lérida, la Seu de Urgell. Chacun restant sur sa terre pour manger avec les autres. En souvenir de cet événement, une pierre gravée de 3 croix est plantée sur le col depuis des siècles.

La phrase du jour

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J 10 : Vers le col de Bujaruelo, la rando hybride

11 km – Dénivelé : 730 m

Nous nous réveillons dans le camping de Bujaruelo, rejoint la veille après 3km de chemin au fond d’un canyon.

Hybride ?

Rando hybride car nous la démarrons à vélo, la poursuivons à pied… Et la terminons à vélo, évidemment !

Jumelle de la vallée d’Ordesa, la vallée de Bujaruelo partage les mêmes caractéristiques : une inquiétante beauté et des massifs écrasants. Derrière Bujaruelo : Le cirque de Gavarnie.

Bujaruelo donc, lieu à l’ambiance étrange dont l’histoire remonterait à 1121 avec l’installation au point de départ de notre rando de 2026, d’une chapelle dont il ne reste que le choeur ainsi qu’un hospice de l’Ordre des Hospitaliers, aujourd’hui bar-restau-refuge-camping : la vocation du lieu est conservée !

Une rando à travers la forêt de buis (qui donne son nom à la vallée : Buxo = buis en aragonais), elle débouche vite sur la minéralité des éboulis qui se forment par la désintégration des Pyrénées.

Nous n’atteindrons pas la France, par ce chemin parcourus maintes fois au cours de l’histoire, le but de cette escapade fut un pique-nique face à la beauté ciselée des montagnes espagnoles.

Et on se dit que le projet de route vers la France envisagé par Napoléon en 1811 a bien fait de capoter définitivement en 1982. La ligne à haute tension qui traverse le secteur est déjà une blessure dans ce paysage.

Dans toute cette pierre, des fleurs 🌸

Direction Ainsa, vite reprenons de la hauteur !

En repartant, pause à Torla pour contempler une dernière fois la montagne d’Ordesa.

Notre prochaine étape est patrimoniale et torride. Après avoir arpenté les rues ombragées de la vieille ville par 38 degrés nous changeons nos plans, l’altitude a vraiment du bon, nous quittons Aínsa direction Laspaulès.

La Maison du Père-Noël

(après plusieurs jours sans fruits ni légumes)

La phrase du jour

Les boulangers sont détendus à Aínsa

J 9 : Cañon de Añisclo… et quelques petits villages perchés

La quête éperdue de fraîcheur n’est pas la seule responsable de notre écart vers le parc National d’Ordesa.. Ordesa est aussi le titre d’un roman de Manuel Vilas qui a considérablement marqué Nicolas cet hiver. Il a donc souhaité partir sur les traces de cet auteur. Cécile se réjouit : une chance, il (Nicolas) aurait pu être totalement obnubilé par Barjavel et ses « chemins de Katmandou » !

Écrasés par la masse

Les Pyrénées de ce côté-ci de la frontière nous paraissent plus acérées, plus… Immenses, plus imposantes : écrasantes !

Après un bivouac très aérien sur le Cruce de Tella, départ à vélo vers le haut, puis vers le bas, puis vers le haut !

Qu’est-ce donc ?

Arrivés au col, devant nous la Grande Muraille, nos coups de pédales sont véritablement ébourrifants !

La descente de 13 km nous plonge dans le Cañon d’Añisclo.

12 km entre des parois resserrées, où des panneaux nous indiquent à intervalles réguliers qu’il vaut mieux passer son chemin et vite ! Les chutes de pierres sont nombreuses. Il en sera autrement pour nous, c’est le lieu choisi par Nicolas pour « realiser » sa 1re crevaison de toutes nos aventures cyclistes !

Les pieds dans l’eau

La boucle est bouclée juste avant que la température franchisse le cap fatidique des 35°. Nous reprenons notre route vers Ordesa et faisons une halte au bord de la rivière.

L’anisette est au frais, l’apéritif est servi !

Puis à chacun sa façon de récupérer des efforts du matin, certain réorganisent le cours du torrent, d’autre celui de leurs idées… (Pour Marie : mais oui c’est toujours le paréo de l’Argentina !)

J 4 à J 8 : Saint-Lary Soulan, on se sédentarise… Quoique pas vraiment !

Mais si, il y a du monde, cherchez bien…

Pas de calme avant la tempête

Avec Charles et Christèle, pas question de s’endormir, la sédentarité est active ! À l’actif donc de ces 4 jours de « récup », un arpentage en bonne et dûe forme de la vallée d’Aure : le sentier des Nobis au-dessus de Soulan (avec vue sur l’Arbizon), le sentier d’Aulon (qui tourne autour de l’Arbizon), les granges de Moudang (sans aucun rapport avec l’Arbizon).

Une équipe qui a les pieds sur terre !

Divas des dancefloors

Et pour refaire un peu de « cardio » : rien de tel que le bal des pompiers qui sonne notre retour au nomadisme.

Cécile est en encore sous le choc de la programmation musicale mais qui, d’après Nicolas est de celles qui assurent des fêtes de villages réussies. Il n’empêche que nous avons fait honneur au dancefloor (et aux pompiers) notamment grâce à la Francette (une fois n’est pas coutume bière blonde TRÈS légère)

Direction Ordesa, (il paraît qu’il y fait plus frais)

J 4 : La vallée du Biros, pédaler jusqu’à ce que la route s’arrête.

33 km et 500m de dénivelé.

On ne va pas se mentir, notre honorable bambée d’hier nous a conduit à envisager aujourd’hui avec modestie. Retour en selle donc pour un aller-retour dans la vallée du Biros, au départ de Castillon-en-Couserans.

La vallée du Biros reste secrète. Les différentes sources d’information nous indiquent une charte de bonne entente des territoires entre Biros et sa vallée limitrophe espagnole à partir de la fin du Moyen Âge, du pastoralisme, des exploitations minières (fer et zinc) jusqu’au milieu du XXe siècle, avec sa mine « mangeuse d’hommes », puis un essor hydro-électrique et aujourd’hui du tourisme.

Cirque ? Non, la salle de spectacles de la vallée

Tout ceci ne nous satisfait pas, nous sommes sûrs que cette vallée nous cache des choses. elle nous attire, et nous invite à la parcourir, encore, plus lentement… A pied peut être ?

En tout cas, aujourd’hui, l’objectif est d’aller jusqu’à l’endroit où la route s’arrête, et justement, elle s’arrête aux ruines de la mine. Un endroit étrange, paradoxal, comme ce moulin à la fois haut et bas croisé au bord du chemin, il ne s’y passe rien mais la vie y est… Latente.

Au fil de la route, Bonnac puis Sentein, deux des villages de ce petit pays, nous séduisent. On est « accro » !

Bonnac

Sentein

Nous sommes attirés par sa jolie église fortifiée du 12e-14e siècle, la porte du donjon clocher serait d’origine. Tout comme les peintures redécouvertes sous le plâtre en 1965. Il reste 2 tours de la muraille dans laquelle elle était incluse autrefois.

Ce fut donc une petite rando « tranquille » Aller/retour avec des velléités de baignade dans le Lez, vite éradiquée par une nouvelle attaque de taons (que celui qui a un répulsif efficace le communique à Cécile vite !). Nous fuyons l’eau vers les hauteurs, la randonnée prend des allures plus extrêmes mais au moins nous mangeons tranquilles.

Un coup de tonnerre annihile toute idée de sieste dans le hamac, le tonnerre nous suit jusqu’à Castillon… L’orage a le bon goût d’éclater après que que nous avons passé notre commande à la gentille dame du bar (à vendre).

Fraîcheur d’orage

Notre nomadisme prend fin ici, pour quelques jours. Direction Saint-Lary Soulan, pour son désormais traditionnel et santuarisé séjour rando-gastronomico-oenologico avec frère et belle-sœur. Reprise de la délicieuse itinérance mardi 14 juillet… En attendant, restons nonchalants.

J 3 : cirque de Cagateille, les dingos du vélo mettent pied à terre.

10,5km 1122m de dénivelé, d’après le site visorando.

À une petite encablure du camping/cocooning de Saint-Lizier, la destination du jour (décidée sur un coup de tête, la veille) : le cirque de Cagateille (étymologie incertaine mais la beauté du lieu nous incite à penser qu’il ne tire pas ce nom du « cagar » occitan et ses dérivés.

En chemin vers le cirque

Une heure trente A/R… Ou plus.

On a laissé nos fougueux destriers au parking, épuisés par notre sortie de la veille ; de notre côté, nous avons choisi l’option « ou plus » mais vraiment très plus !

Land Art

À l’assaut des lacs

Après, le cirque un premier lac (de la Hilette) et son refuge pour bergers qui a failli être transformé en structure de grande capacité ! Heureusement, le projet semble abandonné pour cause de fréquentation trop faible. En effet, la vue sur le lac se mérite (et oblige à traiter par le mepris, l’arthrose du genou droit et autres bobos du style…)

L’ascension se poursuit vers le lac d’Alet. Une des particularités de cette rando est la traversée de nombreux pierriers : qu’elle joie de gambader d’un rocher à l’autre (enfin, ça c’est Nicolas qui parle) !

Durant notre balade, point d’isard, mais un animal beaucoup plus étonnant à 1950m d’altitude se manifeste durant la pause repas, on l’entend avec le son à fond sur cette vidéo.

La digestion s’effectue pendant une interminable descente… Mais la fraîcheur réparatrice du torrent et d’une nouvelle bière nous remettent d’aplomb.

La phrase du jour

Nous fait bien penser au débat sur la reintroducution de l’ours et permet à Cécile de découvrir que cet animal existe vraiment

Jour 2 : Aulus-les-Bains, la boucle de La Bête

qu’on a conjuré en visitant les chapelles

42km 666m de dénivelé

Départ de la « ville du cholestérol » pour une remise en jambe à vélo. Au menu, col de Lattrape, halte à Seix, pique-nique à Oust et retour… Avant nouveau départ.

Remise en jambes Ok ! Maintenant place au tourisme : le circuit est labellisé « chemins pyrénéens de l’art roman ». En effet, les chapelles se succèdent, leur état diffèrent… Mais elles sont ouvertes et fraîches : le paradis dans la fournaise.

A l’entrée de la Chapelle Saint-Pierre d’Ercé, le saint dédicataire de l’édifice offre avec un sourire moqueur, la clé du paradis à qui sautera assez haut (au-dessus du portail) pour la lui prendre.

Défi épigraphique pour Kiklo

Astuce du 2 en un

Comment maintenir sa gourde au frais et se rafraichir les idées ? Il suffit de lire le Canard enchaîné.

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Question philosophique

Mais où sont les services publics ?

La phrase du jour

Sur un mur de Seix

complétée par cette cruciale question

L’étape du soir

Le camping municipal de Saint Lizier d’Ustou ! Super sympa, son charme ombragé et surtout son épicerie : houmous maison, bières ariégeoises et conserves des canards de la montagne noire.