Lever de soleil, depuis la lucarne du « spot de luxe. »
20 km au nord de Vitoria
On traite les affaires courantes, échanges avec Simon qui fête son anniversaire à la maison. Le paysage est magnifiquement aride.Au pique-nique, empanadillas (de pollo con curi), pensée émue et amicale pour Francisco et Marie.
Le salto d’Orduña
poursuite de la route sur un chemin de pierres dont la pente a le mauvais goût d’augmenter régulièrement, tout comme la température. Pour remonter le moral des troupes, un selfie à l’arrivée sur le plateau du salto.
Depuis Orduña, le Nervión se jette depuis le sommet de ces falaises. « Maravilla natural » ledit saut mesure 220 m.
La rivière est malheureusement asséchée B-router, l’appli qui nous aide à concevoir nos trajets ne fait hélas pas la différence entre un chemin de terre et une petite « carretera rural » qui présente l’énorme avantage d’être habillée d’un léger revêtement tellement plus praticable pour nos vélos (et nos mollets et nos poignets). La montée au Salto d’Orduña faisait incontestablement partie de la 1re catégorie.
SOS Francisco !
Je comprends tous les mots… Mais je ne comprends pas la phrase ?!
Nous sommes « en mode hybride » mi-voiture/mi-vélo ! Merci Laurence, Angel, Arantxa et José-Luis ! Non seulement notre voiture va pouvoir dormir 2 semaines dans un « garage de luxe », et nous, cyclistes fous démarrons notre nouvelle épopée le ventre plein et le gosier rincé par un délicieux vin blanc de Navarre à 14h30.
Des cloches dignes d’une cathédrale pour l’église du premier village traversé.Ici, il se passe parfois des choses incongrues dans les pantalons.
Nous avons choisi la Cantabrie pour profiter de l’Espagne et dédaigner la canicule… 50% des objectifs sont atteints : on profite de l’Espagne… Pour les 50 % restants, nous vouons une reconnaissance sans borne à tous les villages du Pays Basque et de Navarre d’offrir, aux fous, des fontaines d’eau potable dans tous les villages.
Le « jour 1 » est aussi et surtout le jour de l’anniversaire de Nicolas. Les tapas d’anniversaire ont été consommées au restaurant de l’école de voile de Vitoria (abierto al público) et la tente fut plantée nuitamment au bord du lac d’Urribari.
Et dire qu’on a failli partir du bivouac « romantique » évoqué hier, sans le voir ! À Gauche, Mesdames-Messieurs et chers Lecteurs 🥁🥁🥁 : le Mont Blanc dans le petit matin.
Saint-Nizier du Moucherotte, « Le balcon de la Gloire ».
L’insouciance de la bonne grimpette matinale cède le pas à la solennité. Là, ont eu lieu les combats entre maquisards et allemands fin juin 1944. Le débarquement a eu lieu, »Le chamois des Alpes bondit », message diffusé par la BBC marque le signal de la mobilisation. A saint Nizier du Moucherotte, ce sera un massacre.
Les plateaux du Vercors
En poursuivant notre route, entre falaises et précipices heureusement cachés par la forêt nous finissons par arriver au dessus de ce qui peut s’apparenter à une large vallée, sans doute ce que l’on nomme ici un plateau.
Bivouac de luxe
Vous allez dire, ça devient une habitude, mais encore une fois nous n’avions pas d’hébergement pour la nuit.
nous tentions un reperage discret, lorsque déboule au détour d’un sentier un vieil homme précède par ses 2 bâtons de marche. Évidemment, avec Nicolas, la discussion s’engage… « Vous êtes français ? Les français ne font pas ça (du vélo de voyage en montagne), des hollandais, à la limite. » Et au détour d’une phrase, surgit la question : vous cherchez un endroit pour la nuit ? Ben voui.
Nous avons donc atterri dans le beau jardin en pente douce dudit Monsieur, avec toilettes, douche, terrasse ouverte sur l’horizon.
Bison Futé nous avait prévenu… Puginier > Chatillon-en-Diois ne serait pas simple à rallier, pour nos nerfs déshabitués des grands axes à péages. La pression tombe dès notre première pause : Sainte-Cécile des Vignes (Paradis des amateurs de Rosé) dont nous comptons appliquer chaque jour l’injonction au bien-être.
Chatillon-en-Diois nous voilà (enfin !)
Petite déambulation au fil des ruelles du village médiéval transformé le temps de son festival en galerie d’art géante et protéiforme. S’y promener le nez en l’’air réservedes surprises : parapluies, « petites culottes » ou fanions, la fête prend ses airs en l’air !
Pour les amateurs de voitures, lecteurs de nos aventures (et qui nous sont chers), nous avons découvert le pont-hyper-sûr : rien de mieux qu’une bonne réserve de bois pour éviter qu’il ne s’affaisse !
Arrivée au camp de base avant la grande ascension…
Nous quittons Mazamet par un nouvel itinéraire que nous propose « BRouter« , notre superoutil de tracé.
Mention spéciale aux conducteurs du Tarn ! Après les jours de route en Ardèche, Gard et Hérault, nous apprécions particulièrement le savoir-vivre des conducteurs locaux qui ont un comportement sain, courtois, calme et respectueux des autres, quel soulagement !
Nous voici très vite en des lieux bucoliques à souhait.
Cartes postales de Labruguières
peintures de 1848médiévale mais pas que…un plan étrangeUne halle en coin
Vive le vélo, parce que, à Labruguières, quand on y passe en voiture, on ne s’arrête pas … Et on rate une très intéressante ville ronde, une belle halle du XIIIe, des ruelles tortueuses, des maisons pleines de détails, une église (très) peinte… On rêve : et si on faisait tomber les crépis qui enlaidissent tant ces bâtisses médiévales ?
Cherchez l’erreur.
Changement de paysages : le relief s’aplatit, les peupliers prennent le dessus
La véloroute, très bien balisée, serpente au pied de la Montagne Noire.
Avec la sécheresse, le lac de Belleserre se transforme en prairie .
Ultime étape en terre (très) connue
Nous arrivons à Revel à l’heure du thé…. Petite pause pour réapprivoiser notre quotidien et commencer à inventer notre futur voyage !
La Rigole qui jamais ne nous lasse.
L’animal du jour
Bien mignon ce petit bouc, très intéressé par notre reste de pain !
Après 850km et 9700m de dénivelé nous voici de retour, le repos est bienvenu, avec toutefois un prochain voyage en tête .
En route vers la Méditerranée, Cécile hésite un peu à descendre.On quitte la montagne à regret, 25 km de descente.
Quand on arrive en ville…
Aubenas en approche, après une jolie surprise : la voie verte inaugurée presque pour nous on dirait, sur l’ancienne voie ferrée Le Teil/Alès… On pensait avoir à jongler entre les automobilistes pressés de partir ou de rentrer… Nous étions les rois de la route !
Aubenas en ligne de mire.A Aubenas, on aime vivre dangereusement !Le château est superbe et domine la vallée.En poursuivant vers Balazuc, la voie verte emprunte des tunnels discos !
Les gorges de l’Ardèche, belles mais à sec !
Les vasques sont vides ou à peine remplies d’eau verdâtre et saumâtre. Pas la peine de penser à se baigner.
Balazuc : cartes postales
Notre étape de ce soir inscrite entre le XIe et le XIIIe siècle, sera donc médiévale : ruelles, donjons, tours rondes ou carrées et boutiques d’artisanat plus ou moins d’art … Tout y est !
Et ça, c’est quoi alors ?vu d’en hautvu d’encore plus haut
Le château de Vachères, totalement inscrit (parce que même les terres qui l’entourent font aussi partie de l’inventaire !) nous impose en pleine descente puis en pleine montée, un arrêt juste pour admirer ! Il date des XIIIe et XIVe siècles… Cécile est persuadée que la Belle au bois dormant y roupille encore dans une des chambres situées au 1er étage (paraît-il). Impossible de vérifier, l’édifice est privé.
Curiosité géologique : Un amas rocheux, un chaos de pierre couvre la moitié d’un mont, au milieu de l’immensité de forêt.
Issarlès, village avec une immense place centrale possède une église du 11e.
Décorée de vitraux modernes
Le lac d’Issarlès
Une dissidente commune créée il y a presque 100 ans, nous accueille.’.
Le Lac d’Issarlès, où Cécile refuse ca-té-go-ri-que-ment de louer un pédalo… mais accepte volontiers de mettre les bières au frais et de continuer la lecture de son polar (Terrain accidenté de l’écossaise Val Mac Dermid) dans le hamac avant de reprendre le vélo pour une autre folle montée au dessus du lac… Avec franchissement du Col de Gages (1091 m d’alt.) Nous découvrons aussi pour l’occasion un mot qui suscitera l’intérêt des assidus du Scrabble… Le lac d’Issarlès est un « maar », un cratère volcanique rempli d’eau. Nous étions surpris par son aspect presque parfaitement circulaire : tout s’explique !
Cartes postales de Saint-Cirgues en Montagne
Pendant que certain, cherche de nouvelles sensations fortes (l’eau du Vernazon est glaciale), d’autre préfère admirer la performance les doigts de pieds en éventail !
Un nouveau département, après la Haute-Loire, l’Ardèche où les cœurs de villages sont vastes… Notre halte du soir, Saint-Cirgues en Montagne, nous plaît beaucoup… Pensez donc, 3 bars en activité pour 219 habitants !
La phrase du jour
Aujourd’hui, nous avons suivi un rêveur optimiste…
Le garage à vélo de l’hôtel du PontDouceur et légèreté, Cécile n’est pas sûre que cela soit un figuier (?) mais aurait bien passé une bonne demi-journée à rêvasser sous cet arbuste vaporeux !A chaque fois, on se dit : » alleeeeezzzz, on tente le chemin, on gagne 8km et 200m de dénivelé…. » Et quand, on est dessus on se rappelle pourquoi on avait hésité la fois précédente ! Mais l’effort méritait d’être fait, les chemins sont sublimes entre Bagnols et Belvezet.Elle s’en allait sur les chemins…Sublimes disions-nous plus haut !Ce trait noir dans la pierre daterait-il de 65 millions d’années ?
Le chemin de Stevenson, tu parles ! Le chemin d’Obélix, oui !
Phallique Attaché Imposant
Du trajet jusqu’à Langogne, Cécile ne souhaitera retenir que 2 choses :
1/ la dame de l’hostile village de Cheylard-l’Évèque qui en l’absence de la fontaine annoncée et malgré la fermeture du petit relais aguicheur clamant « boissons fraîches », la gentille dame donc qui sans se faire prier a rempli nos gourdes de la meilleure eau du monde ! Stevenson et Modestine ne savaient pas à l’époque que leur périple inspirerait des hordes de touristes plus ou moins respectueux qui éreinteraient les autochtones !
2/Nicolas découvrant que l’Allier est un affluent de la Loire et qu’à Langogne, juste sous notre camping…. Il y a plein de cailloux !
Langogne
Pour les amateurs de mécanique (dédicace à Simon) il en reste seulement 16, sur base ami 6, un véhicule au nom improbable que ses propriétaires, voisins de camping, nous autorisent à photographier.De Langogne, ville qui avait bâti sa prospérité grâce à l’activité des tisserands et des drapiers au 18e siècle, aujourd’hui déclinante (c’est en tout cas l’impression qui nous saute au visage quand on se perd dans ses rues), Cécile s’empressera d’oublier le revêche patron du café de l’univers (intégriste de la bière pression) mais gardera un souvenir très chaleureux de la serveuse du St Joseph où il y a les mêmes pressions… Sans le dédain !
Nous quittons Meyrueis ppur 12km de montée tranquille, qui nous permet d’apprécier le paysage et, la chaleur arrivant, Cécile passe en mode brassière.Garage à la lozérienne 😒Premier col avec une étiquette, nous ne résistons pas, certains de nos amis en sont friands ! Nous avons passé 1000m pour la première fois, l’Everest est encore loin.
Prise de conscience de ce qu’on a fait… Ou de ce qu’il reste à faire, Nicolas s’interroge mais le paysage reste grandiose !
Nous entrons à Florac avec une relative facilité, très certainement dûe au produit dopant, bio et naturel que nous ingérons avec aisance et régularité. Celui de nos lecteurs qui saura nous dire dans quel récipient celui-ci est conditionné gagnera une photo dédicacée !
Cartes postales de Florac, courte étape avant Ispagnac, l’objectif du jour. Cécile se rappelait une place centrale avec ses platanes, un glacier adulé par Baptiste et Haude. Aujourd’hui, les glaces ont perdu leur saveur et le café du Globe, ses serveurs chaleureux. Nous pédalons sans nous retourner.
Ispagnac, la journée nous a paru facile et magistrale ! Demain, grosse journée, confortablement assis au café Royal, la guouaille du patron, nous conduit à nous dire qu’un 2e « rosé-piscine » serait le bienvenu mais vraiment pas raisonable !
Le départ de la maison donne le ton : la chienne de la voisine se rue sur nous, prête à déguster nos gilets jaunes (on a prévu des biscuits pour chien pour tenter d’amadouer les bêtes féroces mais il s’avère que nous n’avions pas bien envisagé l’emplacement… quelque peu inaccessible en cas d’urgence). Quelques mètres plus loin à la sortie du village, refus de priorité d’une autochtone (en voiture), Nicolas invective et sort de ses gonds. Je me réjouis d’avoir un casque… Qui protège ma tête et mes oreilles !
Sur la route de Revel, au bord de la Rigole, on passe devant presque tous les samedis… mais là, on s’arrête et on immortalise ! Parce que l’art ou cochon, cette statue toute de stuc vêtue, arbore fièrement, ce que je sais être, dès les premiers kilomètres, le point sensible de notre traversée.La canicule est là, on cherche le frais partout… Quelques vagues de bois aux abords de Sorèze.
Après Massaguel, cette sainte, qui, de face, modestement, tait son nom, mais nous rappelle qu’elle est la reine de la terre, vue de côté , nous permet de prendre conscience que sans soutien ni support la sainteté est un bien lourd fardeau .
Pour ceux de nos lecteurs qui envisagent des travaux importants, à Mazamet, un IPN porte 2 étages sur 10 cm d’appui… Et ce, depuis plusieurs générations !
Bonne nuit et à demain
Bon soyons francs, nous ne nous attarderons pas plus à Mazamet… Ses charmes nous sont demeurés extrêmement secrets. Autrefois prospère, grâce à l’industrie textile, son effervescence semble aujourd’hui très éventée. Heureusement, il y la maison Alba-Lasource ayant appartenu à une famille qui justement à fait fructifier son capital grâce aux tissus, toiles et autres textiles… Et rachetée il y a peu par Christian. Avec son énergie et son goût particulier il redonne de la vie aux lieux… Avec respect et humour. Et c’est là, que nous dormons ce soir…. Nos vélos, très bien accueillis, reposent au milieu des boiseries, précisons que le propriétaire est cycliste.
La phrase du jour
Trouvée sur un mur à Mazamet, elle pousse au débat, invite à la réflexion mais ne nous a pas laissé indifférents.
L’animal du jour
Nicolas face à la bière marquant l’accomplissement en beauté de la 1re étape fera office d’animal du jour !
J'veux (peux) plus m'arrêter ! Le vélo jusqu'à l'infini et au delà…