Jour 9 : 39 km, 180m de dénivelé ; jour 10 : 38 km, 250m de dénivelé.
Une première dans nos aventures cyclistes : on retrouve les copains pour quelques tours de roues partagés… De notre point de vue, c’est une réussite !

La Châtre
Entrée dans les pas de George Sand. À partir de maintenant, tout est George Sand : les lieux, les idées, les titres de romans, les personnages… Tout est circuit, inspiration labelisés George Sand. Dans le Berry, l’histoire semble commencer en 1804 et semble s’arreter au tournage de Jour de fête en 1947. C’est une manne, mais avouons-le, cela nous fait du bien de retrouver de la vie dans ces territoires…
Nohant : le lustre…
La maison de George s’avère un manoir… très fréquenté, et le parcours de visite est particulièrement rodé, mais réussi.



pour des photos de l’intérieur, nous vous invitons à consulter, entre autre, le site officiel.
Les petites filles, héritières du domaine, ont eu la bonne idée de le garder figé dans le temps et on peut observer, par exemple, le boudoir dans lequel George a écrit bon nombre de ses romans.
Maurice Sand : le marionnettiste
Sous le regard admiratif et fier de sa maman, Maurice, déjà grandet, imaginait des pièces de théâtre pour marionnettes (qui pouvait mobiliser le public captif de Nohant 5h durant), au delà du comique et de l’absurde, ces pièces visaient à critiquer la société (et echappaient à la censure parce que les marionnettes étaient considérées comme des divertissements pour enfants…). Cette passion a conduit à la création d’une fantastique collection de décors et de marionnettes, mobilisant jusqu’à George pour coudre des costumes. Un beau voyage pour l’imagination en fin de visite.



La phrase du jour
Après cette visite, accompagnés des amis, la campagne berrichonne nous semble pleine d’attraits, même si la dernière montée à Montipouret, à 15%, nous vaudra la phrase du jour :
« Putain, il faut toujours que ça monte au dernier moment ! »

Mention spéciale
Ce jour 9 est aussi le 24 juillet : joyeux anniversaire Geneviève !
Cyclotourisme berrichon : quand on allait sur les chemins…
Le principe : prenez 2 copains, pimentez les kms à vélo de visites historiques, culturelles et gastronomiques, laissez mijoter une petite huitaine d’heures, vous obtenez une très belle et enrichissante journée.
L’église de Vic
Petite église qui pourrait paraître banale de l’extérieur, mais que les hasards de l’histoire positionnent comme un exceptionnel témoignage de la peinture sacrée du 12e siècle.
Les peintures, préservées sous un badigeon de chaux pendant 600 ans, ont été dégagées en 1849 et classées monument historique dès l’année suivante par Prosper Mérimée sur suggestion de G. Sand.
Le tout est mis en exergue par une scénographie son et lumière, c’est un régal de découvrir cet artiste dont on ne connaît ni le nom, ni d’autres créations.



Quelques tours de roues plus loin, le château de Sarzay












Drôle d’histoire que celle de ce château, admirablement conservé… certainement grâce à l’action fantasque et soutenue de son propriétaire… Un agent Edf du 9.3 (comme il le dit lui même), en quête de nature et « d’authenticité’ pour lui et famille dans les années 1980. Quelque 45 ans après et moult démêlés avec les « monuments historiques », le fisc et l’administration locale, le château est largement visité, ses communs sont transformés en gîte et salle de concert et d’expostion. Le tout et le franc-parler du propriétaire méritent le détour ! Une énigme demeure que s’est-il passé en ces lieux entre 1538 date à laquelle le propriétaire d’alors remporte un duel et 1980 lorsque le propriétaire d ‘aujourd’hui en fait l’acquisition (à qui d’ailleurs ?)… La chronique semble peu loquace !
Sus aux Anglois : Lys-st-Georges
Poursuivant, malgré des difficultés d’orientation, notre périgrination à 8 roues dans la campagne berrichonne, nous faisons une dernière pause en ce lieu, dont le nom viendrait de certaines oppositions entre français et anglais qui s’y seraient produites pendant la guerre de 100 ans, le château passant successiveme t dans les mai s des uns puis des autres.
le chàteau actuel conserve le donjon du 12e, qui est bien étrange à côté de la batisse dominant les douves, lauréate du loto du patrimoine en 2020 car elle tremble sur ses bases.
Nous en aprenons un peu plus auprès d’une dame charmante dont la grand-mère fut « bonne » au château. La dernière habitante, décédé en 2013 à l’âge de 113 ans à légué son château à 3 de ses enfants qui ne l’habitent pas, ne l’ouvrent pas à la visite et ne veulent rien vendre de leur énorme domaine.
« ils sont comme ça « .

Tout finit en musique
Le soir, pour couronner cette journée et affirmer « On est pas fatigué », petit bal trad devant le château de G. Sand :