Les « avaries » à répétition subies par le vélo de Nicolas, et leurs réparations (à répétition et aléatoires 😬) rendent urgent un retour à la bruyante civilisation Andorrane pour acheter force chambres à air et pneus neufs. Au revoir Laspaulés (nous avons déjà prévu d’y revenir, ce n’est qu’à 3h30 de route de Carcassonne !).
Avant de partir
petite montée jusqu’au point de vue sur Laspaulés, l’occasion de rencontrer un vieil homme qui fait cette balade quotidiennement. La conversation s’engage, il est originaire de Grenade, s’est rapproché de sa fille et a 95 ans. Il nous donnera la phrase du jour…


Sorcières et moulin
Avant de visiter le « musée des sorcières », nous avons le plaisir de voir fonctionner un moulin à eau remontant au moyen âge et restauré récemment.

🧹Les « sorcières » n’étaient pas l’apanage du Pays Basque, elles y étaient d’ailleurs plutôt moins nombreuses qu’en Aragon. « Sorcières », entendons-nous, il s’agit de femmes avec des connaissances en botanique et pharmacopée, pas de liaison avérée avec le Malin ou ses suppôts…
🧹Les sorcières de Laspaulès étaient inconnues jusqu’en 1981, année où le prêtre de la paroisse met la main par hasard (!) dans le clocher alors en travaux, sur plus de 1000 manuscrits décrivant, entre autres, le jugement « à la va-vite » en 1592 de 24 femmes accusées de sorcellerie par l’édile local. Elles furent évidemment torturées et exécutées. Pourquoi les femmes ? D’après notre guide, c’était un moyen de faire taire toute velléités de désobéissance ou de rébellion car c’était les femmes qui menaient les foyers. Tuer les femmes équivalait à réprimer les hommes !


Aujourd’hui, cette histoire est un musée avec une salle consacrée aux différentes tortures qui toujours d’après notre guide, remporte un large succès.
Sur la route : La Seu de Urgell
On y passe sans s’arrêter en général. Mais cette fois-ci, pause dans la vieille ville. Son évèque est co-prince d’Andorre avec le chef de l’état français depuis belle lurette ( en fait c’est compliqué…).
On y trouve une cathédrale romane remarquable, sise dans un très vieil ensemble de maisons qui dessinent des rues particulièrement étroites.




Et puis, vint le chaos !
L’idée de départ : traverser l’enclave espagnole de Llivia, trouver un spot pour la nuit, et faire une supposément belle balade cycliste autour de Font-Romeu… Très mauvaise, l’idée de départ ! Bivouac non autorisé, du monde partout, le lieu est frais… Et donc très touristique. L’estocade ne tarde pas : sur le lieu pressenti pour la nuit se dresse fière et très lumineuse, l’enseigne « Lidl » ! Courage fuyons ! Llivia, nous déçoit une immense rue centrale parfaite pour « ir de copas o de tapas » mais pas du tout faite pour bivouaquer. Courage (re) fuyons ! Direction Querigut, où nous arriverons de nuit, juste pour nous échouer dans un champ dont nous souhaitons ardemment que le propriétaire ne nous déloge pas à coups de chevrotine !

La phrase du jour
Subo por necessidad.

Je monte par nécessité.