Archives de catégorie : 2022 Massif central

Meyrueis – Ispagnac : journée de récup’ (paraît-il !)

45km et 545m de dénivelé.

Nous quittons Meyrueis ppur 12km de montée tranquille, qui nous permet d’apprécier le paysage et, la chaleur arrivant, Cécile passe en mode brassière.
Garage à la lozérienne 😒
Premier col avec une étiquette, nous ne résistons pas, certains de nos amis en sont friands ! Nous avons passé 1000m pour la première fois, l’Everest est encore loin.
Prise de conscience de ce qu’on a fait… Ou de ce qu’il reste à faire, Nicolas s’interroge mais le paysage reste grandiose !
Nous entrons à Florac avec une relative facilité, très certainement dûe au produit dopant, bio et naturel que nous ingérons avec aisance et régularité. Celui de nos lecteurs qui saura nous dire dans quel récipient celui-ci est conditionné gagnera une photo dédicacée !

Cartes postales de Florac, courte étape avant Ispagnac, l’objectif du jour. Cécile se rappelait une place centrale avec ses platanes, un glacier adulé par Baptiste et Haude. Aujourd’hui, les glaces ont perdu leur saveur et le café du Globe, ses serveurs chaleureux. Nous pédalons sans nous retourner.

Ispagnac, la journée nous a paru facile et magistrale ! Demain, grosse journée, confortablement assis au café Royal, la guouaille du patron, nous conduit à nous dire qu’un 2e « rosé-piscine » serait le bienvenu mais vraiment pas raisonable !

La phrase du jour

Fayet-La Couvertoirade (La Blaquèrerie) : vous reprendrez bien 10km en plus …

65km – 855m de dénivelé

Aujourd’hui, on a fait du rab’, ce qui explique ce dénivelé très… « Positif » ! Deux petites erreurs de lecture de carte ont quelque peu alourdi notre compteur de mètres gravis…

En haut, à droite, notre objectif : le causse du Larzac. Si loin, si proche !

Les millefeuilles de roche, au bord de la Sorgue, nous donnent à percevoir la durée des temps géologiques.

Sur cette route, nous souhaitons recommander à un membre très cher de notre lectorat, un détour par Fondamente ! D’abord parce que le village (son manoir, ses jardins, les possibilités de baignade dans la Sorgue…) paraît agréable à vivre et surtout parce qu’il trouvera dans le mini-marché les éléments essentiels à sa survie et qui tendent à lui faire défaut actuellement.

Une pause à Cornus, nous permet d’observer un des 450 000 repères du nivellement général de la France : bonne surprise, on a déjà bien monté, plus que 100m pour être sur le causse.
Ça n’a l’air de rien… Mais ça y est, on y est en haut à droite ! le Causse sous nos roues, après une montée pas si difficile que ça finalement. Dans le creux, le village de Cornus.
Les paysages du Causse : magiques, même si cette année les buis se dessèchent sous les nuages de passage.

Objectif du jour atteint (ou presque car nous n’avons pas encore réalisé en entrant à La Couvertoirade que notre camping se trouve 10km plus loin !). Étape incontournable de la « route des templiers », difficile de se perdre dans les rues de La Couvertoirade tant la cité médiévale est petite mais il est très facile, en revanche de tomber sur une terrasse très accueillante.

Toast porté avec enthousiasme à une autre de nos lectrices qui m’a confié récemment, avoir foulé les pavés du lieu, il y a quelques décennies, une coquille saint-jacques accrochée à son sac à dos.

On s’amuse bien sur le LARZAC !

À la tombée de la nuit, les patanaïres semblent narguer notre campement sur le causse desséché.

La Salvetat-sur-Agout / Fayet : vive le vent ! (qui rafraîchit ou ralentit et réciproquement…)

50 km – 420m de dénivelé.

Canon, le fidèle destrier de Cécile prêt à partir… En mode étendoir à linge !
Le lac du Laouzas, au bord duquel les dalles de granit semblent s’être échouées. Mis en eau en 1966, il produit l’électricité pour une agglomération comme Béziers, la transition énergétique avant l’heure.

Murat-sur-Vèbres, notre 1re pause (la plus importante de la journée)… nous entraîne dans les abysses du désespoir et de la frustration : les 2 bars du village affichent la terrible sentence : « définitivement fermé »… Jusqu’à ce qu’on arrive à la boulangerie du village qui fait des cafés ! Le bonheur fait maison… C’est presque vrai ! Notons tout de même, qu’à Murat nous avons peut-être percé le mystère de la Pierre Levée d’hier. Serait-ce une statue-menhir qui pullule dans ces ondoyantes contrées.

Plus loin, les cours d’eau sont à sec, les futures ablutions nécessiteront de la réflexion.
Pourquoi les montées sont elles toujours plein soleil ? À défaut d’avoir trouvé une réponse, nous apprécions le vent de face par 34°.
Les 1ers châtaigniers… Nous quittons les mondes connus pour tous ceux à découvrir.

Brusque (Aveyron) : drôle de nom* pour une bourgade où il semble doux de vivre que l’on soit Ramsès II ou simples randonneurs à vélo.

  • * Après vérification, le nom vient de bruscas, bruyère.
Spéciale dédicace pour ceux de nos lecteurs qui ont apprécié le camping de Saint-Martin-sous-Vigouroux : programmez vos prochaines randonnées au départ du camping de La Nuéjoul à Fayet. L’accueil y est simple et très chaleureux, le village « brut » suscite la sympathie et une furieuse envie de revenir.

A noter, la fête votive du village de Fayet a lieu chaque année le 1er WE d’août… Ce qui nous permet d’honorer la rubrique de l’animal du jour de manière quelque peu étonnante pour le lieu… Mais terriblement comestible !

La phrase du jour

Sort de la bouche de Nicolas à qui j’ai demandé plusieurs précisons en moins d’une mn :  » je veux bien me transformer en encyclopédie vivante, mais il faut me laisser 5mn quand même ! »

Je crois que c’est cela la modestie.

De Mazamet à La Salvetat-sur-Agout : le jour du pète-guibole

Pour satisfaire les demandes empressées des éléments les plus exigeants de notre lectorat, aujourd’hui nous gravîmes donc 860 m de dénivelé en 41 km.

Donc, sachant que les 2/3 de ce dénivelé ont été réalisés dans les 12 premiers km, il m’a semblé impensable de résister à l’appel tonitruant de la pause dans cette forêt biface mi-hêtre d’un côté mi-résineux de l’autre.

La carte indique une route, il s’agit d’un chemin où une pierre se lève avec mystère. Nous poursuivons notre chemin entre sentiment d’héroïsme, immense plaisir et colère tenace envers nos genoux droits respectifs jusqu’à une jolie surprise : une fontaine d’eau fraîche et… potable ! De facture récente et amusante, l’édifice semble avoir ses habitués, du buveur au biberon à l’amateur de whisky.

Une pizza plus tard, nous sommes en mesure de faire le tour de la Salvetat et de nous pencher sur les détails… Une petite main s’amuse à glisser sur les murs ancestraux des petites décorations pleine de facétie… Les archéologues des prochains siècles s’interrogeront, c’est sûr !

Après des km et des km de forêts, de prairie, de sentiers, au petit village de la Souque, avec sa guinguette des festaïres, ouverte « tous les vendredis soir dès 19h », je m’interroge : un fauteuil, un livre pourquoi pas ? Mais finalement, nous sommes repartis. Je n’ai pas hésité si longtemps !

L’animal du jour

Carnet rose à l’étable, un veau encore équipé d’un morceau d’ombilic

La phrase du jour

N’a pas été lue mais entendue :

Quand tu voles, tu demandes rien(gue) à personne, hein(gue) !?

Pugi-Mazamet : on déroule tranquille

Le départ de la maison donne le ton : la chienne de la voisine se rue sur nous, prête à déguster nos gilets jaunes (on a prévu des biscuits pour chien pour tenter d’amadouer les bêtes féroces mais il s’avère que nous n’avions pas bien envisagé l’emplacement… quelque peu inaccessible en cas d’urgence). Quelques mètres plus loin à la sortie du village, refus de priorité d’une autochtone (en voiture), Nicolas invective et sort de ses gonds. Je me réjouis d’avoir un casque… Qui protège ma tête et mes oreilles !

La canicule est là, on cherche le frais partout… Quelques vagues de bois aux abords de Sorèze.

Après Massaguel, cette sainte, qui, de face, modestement, tait son nom, mais nous rappelle qu’elle est la reine de la terre, vue de côté , nous permet de prendre conscience que sans soutien ni support la sainteté est un bien lourd fardeau .

Pour ceux de nos lecteurs qui envisagent des travaux importants, à Mazamet, un IPN porte 2 étages sur 10 cm d’appui… Et ce, depuis plusieurs générations !

Bonne nuit et à demain

Bon soyons francs, nous ne nous attarderons pas plus à Mazamet… Ses charmes nous sont demeurés extrêmement secrets. Autrefois prospère, grâce à l’industrie textile, son effervescence semble aujourd’hui très éventée. Heureusement, il y la maison Alba-Lasource ayant appartenu à une famille qui justement à fait fructifier son capital grâce aux tissus, toiles et autres textiles… Et rachetée il y a peu par Christian. Avec son énergie et son goût particulier il redonne de la vie aux lieux… Avec respect et humour. Et c’est là, que nous dormons ce soir…. Nos vélos, très bien accueillis, reposent au milieu des boiseries, précisons que le propriétaire est cycliste.

La phrase du jour

Trouvée sur un mur à Mazamet, elle pousse au débat, invite à la réflexion mais ne nous a pas laissé indifférents.

L’animal du jour

Nicolas face à la bière marquant l’accomplissement en beauté de la 1re étape fera office d’animal du jour !