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De Cordes-sur-Ciel à Gaillac

La phrase du jour nous est apparue, vespéralement, en entrant dans l’église Saint-Michel de Gaillac. Il ne serait pas étonnant que le jeune prêtre souriant croisé en en sortant (de l’église) en soit l’auteur.
Cordes-sur-Ciel dans les brumes du matin… reste à savoir si les brumes du matins sont imputables à nos cerveaux pas encore tout à fait opérationnels ou à la météorologie capricieuse aujourd’hui.
Nouvelle rubrique : la plante du jour ? En fait le camping s’avère infesté de daturas, plantes aussi toxiques que belles. Vu le nombre de jeunes enfants présents, signalement obligatoire.
Arriver à Cordes… C’est raide ! Crêpe à la farine de châtaigne fourrée à la crème de marron obligatoire… Que les nutritionnistes ayant déjà accompli un tel exploit nous jettent le 1er concombre bio au visage !
Exploit démultiplié pour 50% de votre binôme cycliste préféré… En effet, les 50% restant, se sentant mou du genou aujourd’hui, se sont délestés de leur barda sur le susdit (Vous êtes toujours là ?)
Petite pensée spéciale et admirative à Kiklo et Sergiú… Mais de quel bois est donc fait votre aîné ? Le seul être au monde à partir à l’assaut de Cordes et sa pente à 15% (pavée parce que sinon, c’est pas rigolo) sans poser pied à terre. Signé Cécile – (on est juste pas restés assez longtemps pour en voir d’autres le faire).
Sculpture cordaise récente vraisemblablement, d’inspiration mexicaine selon Nicolas… Qui dit mexicain, dit spéciale dédicace à Dulce de leche. ( Tribute to Marie et Francisco)
En quittant Cordes, cette fleur conjure le mauvais oeil de monteils.
Au bord de la route, un petit cabanon pas plus grand qu’un mouchoir de poche… mais si mignon. Abandonné ou non ?
Gaillac en approche… Ses vignes et son vin dans nos gosiers !
Petite pensée pour l’Ami Mijean et son goût si sûr !
Gaillac, l’autre ville rose… Où la Chimay Bleue, toute belge qu’elle soit peut être bue en terrasse ! Une fois arrimés au camping municipal, nous la découvrons sur un chemin vers le centre ville accessible aux vélos.
Un des hôtels particuliers de la ville, dans son jus, nous renvoie au moyen-âge.
On a célébré les portes anciennes de Pézenas, ici aussi de beaux spécimens à préserver.
L’animal du jour est un passager clandestin, agrippé au barda de Cécile pendant une petite dizaine de km. (Comme s’il n’était pas déjà assez lourd… Le barda !).

Monteils à Cordes-sur-Ciel

La phrase du jour : Laguépie, station balnéaire ? Ici on réfléchit, merci !
Nous laissons le mauvais oeil de Monteils, ses bars fermés, sa boulangerie fermée, son épicerie fermée, sa « dame du camping » si terriblement obséquieuse et si terriblement peu serviable… derrière nous…
Puis nous montons.
Najac est trop bas pour nous aujourd’hui, mais promis, on reviendra exprès.
Laguépie, maisons de guingois certes mais aussi et surtout sa Brasserie des 2 Rivières, où l’accueil est simple et tout naturellement chaleureux.
Cannabis, qui nous a accompagnés tout le repas aurait pu être l’animal du jour mais…
Introspection au bord de l’Aveyron, une pensée appuyée aux conférences très prisées de Fonsi.
Et pour varier, on remonte !
Cordes-sur-ciel, visite pour demain.
Halte nocturne dans un camping nouvelle génération… La chaîne Huttopia, dont le concept imaginé par des drômois est de se « déconnecter du quotidien pour se reconnecter avec la nature dans le respect et la découverte de l’environnement. »
C’est très réussi, à Cordes sur Ciel en tout cas.
Au bord de la route, elle s’est laissée photographier, sans animosité, sans bouger… une boa constrictor du Tarn !

Sonnac à Monteils via Villefranche de Rouergue

La phrase du jour : humour de jardinier.
Nous partons en remontant la Diège. Au lieu-dit Fil de Laine sur la commune de Salles Coubartiès le patrimoine industriel local perdure depuis 125 ans au point de changer le nom du lieu.
Arrivée à Villefranche de Rouergue, il n’y a pas qu’à Bègles que l’on trouve des bains-douches art déco.
Dans le transept, une oeuvre incroyable, le Christ en résine de Geneviève Pezet, d’origine américaine, élève de Zadkine.
Il suffit d’un « cygne » pour se jeter dans la gueule du crocodile !

Journée à Figeac

Nous avons décidé d’arrêter l’eau.
36, 35, 34 : le nombre de dizaines de mètres en dénivelé aujourd’hui, la température, le nombre de km parcourus. Devinette : qu’est-ce ?
Dans les bas-fonds de Figeac, la vie peut facilement prendre un tour dramatique…

De Saint-Projet de Cassaniouze à Sonnac

La phrase du jour nous accueille à l’entrée de Livinhac-le-haut, la tristesse du village nous permet d’en mesurer la raison.
Le Camping de Coursavy à Saint-Projet de Cassaniouze est conçu par des hollandais pour des hollandais. Même si l’accueil est chaleureux, les voisins de tente charmants… Les sanitaires ne sont pas adaptés aux françaises d’origine espagnole mesurant moins d’un mètre soixante…
Nous aussi, un jour on rangera notre bois comme à Port d’Agrès dont l’un des points d’intérêt majeur est sans doute la gentillesse des habitants, nous signalant le point de départ, extrêmement discret de la véloroute 86.
Excentricité architecturale à la limite entre les territoires de la lauze et de la tuile.
Un des arguments qui nous a conduit a rester au camping de la Diège (petit affluent du Lot)
Sur le chemin de la « plage »…
… Plage très « privée » dont l’accès n’est donné que de bouche de druide à oreille de druide… située juste après avoir traversé la Forêt Interdite.
A notre arrivée, la plage est déjà très prisée par certaines Demoiselles (calopteryx xanthostoma.
Nous sommes de fait, dans une ZNIEF (ce n’est pas du russe, ni du hollandais… À vous de résoudre ce fabuleux mystère !)
[Petite pensée pour Chaton]

Saint-Amans des Cots à Saint-Projet de Cassaniouze

La phrase du jour : en arrivant au camping ce soir nous entrons dans une enclave hollandaise. Nous y sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse par Bart qui vient de tout quitter dans son pays pour s’installer dans notre pays qu’il compte découvrir pendant l’hiver à venir.
Ce matin nous quittons les plateaux pour suivre le Lot.
Notre descente vers la rivière est ponctuée par l’observation de petites merveilles comme cette fontaine à Banhars.
Quand tu demandes à la serveuse du café de l’Indépendance d’Entraygues sur Truyère, un immense verre de rosé avec des glaçons… et qu’elle te prend au mot !
Après le repas, il convient d’observer de près le Lot : baignade et hamac, chaleur torride.
16h25, Viellevie… Et dire qu’on a failli passer sans lever la tête ! On aurait raté la visite de 16h30 faite par le châtelain himself, guidée sur un ton badin, amusant et élégamment nonchalant.
https://www.chateau-vieillevie.com/
Quand notre passage au Fel, fait sensation ! Et ponctue une journée de repos, presque 36 km de descente après nos exploits caniculaires des 2 jours précédents.

Saint-Martin sous Vigouroux à Saint-Amans des Cots

La phrase du jour : « C’est pas possible ! » Exclamation d’un élève de Nicolas le rencontrant à l’étape du soir lors du lavage des effets de la journée.
Départ de Saint-Martin avec la promesse ferme et définitive d’y revenir manger au Relais de la Poste.
Après avoir allègrement gravis 250m, Cécile a décidé de renverser ce chêne centenaire.
Lampions de fêtes en terrasse du Relais de Turlande à Paulhenc. Toutefois, la patronne n’a pas trop l’esprit festif. Elle nous sert nos 2 cafés en terrasse avec une réserve appuyée. En effet, nous nous démarquons de la clientèle habituelle, parisienne, adepte du green installé au-dessus du village. Pas grave, on dédaigne et on passe.
Après la rue du couvent, la Pomarède, tant de km pour se retrouver à la maison !
Lac de Sarrans, l’effort.
Lac de Sarrans, le réconfort.
Paréo multifonctions : cabine de plage discrète.
Petite pensée pour Marie et La Argentina.
Construit dans les années 1930, haut de 92 m, le barrage de Sarrans retient 35 km de lac : Pharaonique !
Pour la première fois, Brouter notre créateur d’itinéraire nous déroute et nous fait passer dans une forêt sur un chemin de randonnée : une partie du duo a pensé à « Aguirre ou la colère de Dieu », même l’appareil y a vu flou.
À la sortie du bois, théâtre de notre préparation commando (voir plus haut), nous débouchons dans le pré de cette petite ponette. Très amicale, elle nous accompagne un bout de chemin.

Saint-Flour à Saint-Martin sous Vigouroux

La phrase du jour se résume en un mot ! 51 km et 850 m de dénivelé, aujourd’hui Cécile était aux commandes pour l’itinéraire.
Pendant la montée au col de prat de Bouc, le château de Bélinay du 14° siècle.
Pas peu fiers d’arriver au pôle nord de notre voyage.
Dans le Cantal comme ailleurs, les maisons bâties au 19e siecle arborent fièrement leur date de construction…. Une quête d’immortalité ?
Ce petit calvaire de 17.. (les autres chiffres sont effacés) semble nous indiquer la fin du nôtre ( de calvaire)… En effet, nous sommes « aux sommets ».
Le point de vue de Vidèche, avant la descente dans la vallée qui va nous accueillir pour la nuit, donne la pleine mesure de la beauté du Cantal.
Notre périple continue sous le regard incroyablement doux des impressionnants taureaux qui veillent sur leurs congénères vaches et leurs petits.

Neuvéglise à Saint-Flour

Cherche et trouve : 2 cyclistes se sont glissés dans la phrase du jour.
On ouvre un oeil
Puis les deux.
En route, le plateau de Saint-Flour est magnifique.
Aujourd’hui, journée « tranquille »… On prend le temps de photographier les matricaires et les bleuets.
À gauche, le Plomb du Cantal domine le plateau.
Saint-Flour, dans la cathédrale la peinture du purgatoire du XVe annonce la couleur mystique de la ville.
Alfred Douët, riche sanflourain, avocat de métier mais surtout rentier, nous accueille masqué, dans sa maison-musée ( » remplie de bondieuseries » répéteront à l’envi 50% du binôme cycliste… A vous de deviner quels 50%).
Saint-Georges, Saint-Georges ! Mais Sainte-Marguerite a aussi terrassé le dragon au IVe siècle. Girls power ! Statuette composant la collection de « bondieuseries » de notre ami Alfred Douët comme diraient certains.
Collégiale Notre-Dame, transformée en halle-marché à la Révolution… Des habitations et des commerces remplissent les chapelles. C’est aujourd’hui un musée d’art contemporain… Plutôt très aseptisé (le musée pas l’art contemporain).
Spécialité locale, une idée de cadeau pour Pouit ?! 😈
Plongée dans les entrailles basalt
iques de Saint-Flour.
La morale de l’histoire ?
« Journée tranquille » disions-nous… Donc nous empruntons le sentier des chèvres : 330 marches… Aller et retour.
Architecture auvergnate
« Journée tranquille »
Petite pensée pour le jardin de « Châteaudun »… Magnifiques frênes pleureurs.
Nos pérégrinations furent accompagnées par les innombrables varans qui se chauffent sur les pierres noires de la ville.

Laguiole à Neuvéglise

À Saint-Urcize, nous ne retiendrons du café que la phrase du jour, trouvée dans les toilettes.
Adieu au taureau de Laguiole qui célèbre la race Aubrac.
Nous y voilà… Tadaaammmm : Le Plateau de l’Aubrac.
1295 m d’altitude… Même les moins frileux du binôme rajoutent leur petite laine.
Les gorges le la Truyère, au fond, l’Aubrac que nous venons de quitter
Après le barrage du Lanau, Nicolas a dressé la table… en granit. Il est 15h, d’aucunes ne s’impatientent même plus !
C’est la magie du vélo : pouvoir à tout instant s’arrêter pour découvrir les merveilles sur le bord de la route.
Entrée du hameau de Fraux : un champignon radioactif. On passe.
Notre hébergement de ce soir, une yourte ! Habitat traditionnel du nord du plateau de l’Aubrac. Une pensée toute particulière à Alice et Simon, merci les petits amis, ce soir on dort au sec et au chaud !
Nous avons quitté le taureau pour être accueillis par les chèvres angora, élevage traditionnel du nord du plateau de l’Aubrac (Mohair = petite dédicace à Marie).